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La Dernière

Vienne défie Norma et arrive à Beyrouth

Échappée belle
11/01/2019

Aux convulsions des déluges météorologiques et aux circonvolutions politiques locales vient s’opposer, en cette fin de semaine, la quiétude sereine aux harmonies majestueuses des éternels airs viennois. L’Orchestre philharmonique du Liban, en collaboration avec l’ambassade d’Autriche, vous invite, ce soir à 20h30 en l’église Saint-Joseph à Monnot, à revivre la grandeur des années passées et à admirer la musique envoûtante des plus éminents compositeurs autrichiens aux œuvres prolifiques et absolument irrésistibles. Une croisière menée par le chef d’orchestre Manfred Müssauer vers le berceau de la musique classique, à la rencontre du génie de Salzbourg (L’enlèvement au sérail) et de Strauss, mais aussi de Korngold, Schmidt, Catalani, Lehár, Smetana, Suppé, Gounod, et du compositeur libanais Jamal A. Hosn.

Tenir son public attentif de la première à la dernière mesure est « le sang qui coule dans mes veines », affirme Manfred Müssauer à L’OLJ. Le chef d’orchestre autrichien considère que la musique a le pouvoir particulier de communiquer un message de paix et de fraternité à tout son auditoire, quel qu’il soit, d’une façon beaucoup plus profonde que toutes les langues réunies. Déçu par l’utopie brisée d’un monde sans frontières, il précise que dans le concert de ce soir, « toutes les frontières seront abolies et tout le monde, de tout âge, de toute classe sociale et surtout de toute religion, est le bienvenu ». Quant au choix du répertoire de cette soirée, il confie : « L’orchestre jouera des œuvres différentes en style et en esprit, et fera revivre des pièces oubliées non seulement au Liban mais dans le monde entier et créera ainsi des ponts entre les nations et les cultures. » Le concert accueille deux talentueux solistes, le baryton Fady Jeanbart et la soprano Lara Jokhadar. « Il est très important de faire connaître au public libanais d’autres compositeurs que Verdi et Puccini, d’autant que la musique classique n’est pas la culture du pays. Ça n’empêche pas qu’il y a beaucoup de gens qui sont intéressés par cet art et c’est de notre devoir, en tant que serviteurs de la musique, d’aller vers eux avec beaucoup de respect et d’humilité », explique Fady Jeanbart avant de lancer : « Laissez-vous bercer par la magie de la musique ! » Mélomanes libanais, c’est le temps de dire au revoir à Norma et d’accueillir Vienne à Beyrouth.

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