Vue aérienne du centre-ville de Beyrouth. Le Liban a reculé de 18 places en dix ans au classement annuel du Legatum Institute. Jamal Saidi/Reuters
Selon le rapport annuel du Legatum Institute, un institut de recherches financé par le fonds d’investissement Legatum de Dubaï, le Liban est classé à la 107e place mondiale en termes d’indice de prospérité parmi les 149 pays recensés en 2018, et à la 12e place parmi 18 pays de la zone MENA inclus dans l’étude. En 2017, le Liban était classé 101e. Le Lebanon This Week, qui relaie le rapport, indique que le pays du Cèdre recule de 18 places par rapport à 2008.
Parmi les pays de la région, le Liban est considéré comme plus prospère que l’Iran, l’Algérie, l’Égypte, la Libye, l’Irak et le Yémen. Israël, les Émirats arabes unis, le Qatar et le Bahreïn sont en tête du classement régional.
Le point faible du Liban
L’indice est basé sur 104 variables regroupées en neuf indicateurs évaluant l’économie (le Liban est 103e mondial), l’environnement des affaires (107e), la gouvernance (135e), l’éducation (94e), la santé (71e), la sécurité (90e), la liberté individuelle (114e), le capital social (101e) et le cadre naturel (71e).
Le Liban a gagné 14 places au niveau du capital social, deux places au niveau de l’éducation mais a régressé de 16 places en ce qui concerne la sécurité. Le cadre naturel et la santé obtiennent les scores les plus élevés, tandis que la gouvernance représente le point faible du pays du Cèdre. Un constat régulièrement mis en avant par la Banque mondiale, qui a placé le Liban à la 133e place sur 190 pays dans son dernier classement dédié à l’environnement des affaires, il y a environ un an.
La Banque mondiale encourage régulièrement le Liban à mettre en œuvre des réformes nécessaires pour son économie. Des réformes pourtant mises à mal par le blocage de la formation du gouvernement depuis les élections législatives de mai dernier.
Le pays a en outre obtenu cet été le 8e rang sur 16 pays arabes et le 65e sur 109 pays du monde au classement 2018 de la Compagnie arabe pour la garantie des investissements et les crédits à l’exportation (Dhaman), portant sur la capacité des pays à attirer des investissements directs étrangers (IDE).
Au niveau mondial, le Legatum Institute souligne que la différence entre les scores les plus élevés augmente régulièrement depuis 2013 et que l’écart n’a jamais été aussi élevé qu’en 2018. Globalement, l’environnement des affaires s’améliore tandis que la sécurité régresse.

