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Sanctions américaines: pas d'impact sur les politiques iraniennes, assure Zarif

AFP
15/12/2018

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a assuré samedi que les sanctions américaines contre son pays n'auraient aucun impact sur les politiques intérieures ou étrangères de Téhéran.

"Il est clair que nous faisons face à la pression des sanctions des Etats-Unis. Mais est-ce que cela mènera à un changement de nos politiques? Je peux vous assurer que non", a déclaré M. Zarif lors d'une conférence du Doha Forum, au Qatar. "S'il y a un art que nous avons perfectionné en Iran et que nous pouvons enseigner à d'autres, c'est l'art d'éviter les sanctions", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis, dont l'Iran est la bête noire, ont quitté unilatéralement en mai l'accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 entre Téhéran et plusieurs grandes puissances.

L'administration de Donald Trump a par la suite rétabli des sanctions américaines, notamment contre le secteur énergétique.

Le chef de la diplomatie iranienne a par ailleurs nié samedi les accusations selon lesquelles l'Iran aurait armé les rebelles houthis en guerre au Yémen depuis 2014. "Nous n'avons jamais fourni d'armes aux houthis", a-t-il dit, ajoutant: "Ils ont assez d'armes, ils n'ont pas besoin d'armes de l'Iran".

Il a également les accusations de simples "allégations", les opposant aux "faits" prouvant que d'autres pays armaient des parties au conflit yéménite. "Je n'ai pas besoin de montrer une quelconque preuve sur les avions qui survolaient le Yémen et bombardaient les Yéménites", a-t-il clamé. "Ce sont des avions fabriqués par les Etats-Unis et ce sont des combattants saoudiens, je présume, qui pilotent ces avions". "S'il y a des allégations sur des armes iraniennes, il y a des faits sur des armes américaines, des faits sur les Saoudiens bombardant les Yéménites", a-t-il conclu.

L'Arabie saoudite, rival régional de l'Iran, intervient depuis 2015 au Yémen à la tête d'une coalition, aux côté des forces progouvernementales.

M. Zarif a dès lors blâmé les Etats-Unis et leur allié saoudien, responsables, selon lui, du "cauchemar humanitaire" que traverse le Yémen.

Il a ensuite fait référence au meurtre début octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du prince héritier Mohammad ben Salmane, dans le consulat de son pays à Istanbul par des agents saoudiens: Ryad pense "pouvoir s'en tirer" à bon compte, a-t-il jugé.

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