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Liban - Procès Contre Marcel Ghanem

L’audience reportée au 26 février

Le président du tribunal des imprimés du Mont-Liban, Élie Hélou, a reporté au 26 février la prochaine audience du procès du journaliste Marcel Ghanem, pour pouvoir examiner les vices de forme qui lui ont été présentés hier par Jean Feghali, le directeur responsable de la LBCI, où M. Ghanem présentait, à l’époque des faits, l’émission Kalam el-Nass.

Rappelons qu’en novembre 2017, quelques jours après la démission surprise du chef du gouvernement Saad Hariri, à partir de Riyad, M. Ghanem avait invité, dans le cadre de Kalam el-Nass, deux journalistes saoudiens qui avaient vivement critiqué le chef de l’État, Michel Aoun, le président de la Chambre, Nabih Berry, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil.

Le lendemain, le ministre de la Justice, Salim Jreissati, avait demandé au parquet du Mont-Liban d’ouvrir une enquête sur le contenu de l’émission, jugé diffamatoire. Il est principalement reproché à Marcel Ghanem de ne pas avoir interrompu ses deux hôtes saoudiens, qui s’exprimaient en direct, et de leur avoir donné le temps de critiquer les dirigeants libanais. Le journaliste s’est ainsi vu traduit en justice pour son silence.

C’est ce que M. Ghanem et son avocat, l’ancien député Boutros Harb, ont tous deux dénoncé hier. « Il est regrettable que des journalistes qui se respectent et qui respectent leur pays soient traînés devant la justice. Certaines poursuites sont pour le moins illégales et déplacées », a déploré M. Harb devant le palais de justice de Baabda, où un groupe de journalistes avaient organisé dans la matinée un rassemblement de solidarité avec leur confrère. Selon lui, les poursuites contre M. Ghanem sont, « en raison de leur insignifiance, une marque de honte pour la démocratie et les Libanais ».

M. Harb s’est dit contrarié par l’initiative de Jean Feghali, tout en reconnaissant que c’est son droit. Il a souligné que l’affaire aurait pu être clôturée hier et s’est dit dans le même temps confiant dans la justice « qui innocentera Marcel Ghanem ».

Le président du tribunal des imprimés du Mont-Liban, Élie Hélou, a reporté au 26 février la prochaine audience du procès du journaliste Marcel Ghanem, pour pouvoir examiner les vices de forme qui lui ont été présentés hier par Jean Feghali, le directeur responsable de la LBCI, où M. Ghanem présentait, à l’époque des faits, l’émission Kalam el-Nass.Rappelons qu’en novembre 2017, quelques jours après la démission surprise du chef du gouvernement Saad Hariri, à partir de Riyad, M. Ghanem avait invité, dans le cadre de Kalam el-Nass, deux journalistes saoudiens qui avaient vivement critiqué le chef de l’État, Michel Aoun, le président de la Chambre, Nabih Berry, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil.Le lendemain, le ministre de la Justice, Salim Jreissati, avait demandé au parquet du...
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