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Dernières Infos - Liban

Arslane : "Ce qui s'est passé à Jahiliyé est inacceptable"

Le leader druze Talal Arslane. Photo d'archives Marwan Assaf

Le ministre libanais sortant des Déplacés, Talal Arslane, a estimé vendredi que l'intervention des forces de l'ordre la semaine dernière dans le village de Jahiliyé afin d'interpeler l'ex-ministre druze Wi'am Wahhab était "inacceptable".

"Ce qui s'est passé à Jahiliyé est une attaque contre le village et non une simple notification (en vue d'une interpellation), la localité et ses habitants étaient visés", a estimé l'émir druze, à l'issue d'un entretien avec le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil.

La justice libanaise avait émis il y a quelques jours un mandat d'amener à l'encontre de Wi'am Wahhab en vertu duquel une unité du service des renseignements des FSI s'était rendue samedi au domicile de l'ex-ministre. Les forces de l'ordre voulaient l'interroger suite à une procédure judiciaire engagée contre lui après ses attaques frontales contre Saad Hariri dans le contexte du bras de fer qui oppose ce dernier au Hezbollah autour de la formation du nouveau gouvernement. L’unité des FSI n’avait toutefois pas trouvé M. Wahhab à son domicile, et l'intervention des forces de l'ordre avait provoqué la colère de ses partisans. Des heurts avaient aussitôt eu lieu entre ces derniers et les policiers, faisant plusieurs blessés. Le garde du corps de M. Wahhab, Mohammad Abou Diab, devait décéder des suites de ses blessures. Les FSI avaient par la suite affirmé qu'Abou Diab avait été blessé par des tirs aveugles provenant des partisans du leader druze après le départ des forces de l'ordre. M. Wahhab a été frappé d'interdit de voyage sur ordre du parquet.

"Entrer dans la montagne druze de la sorte, est absolument inacceptable, quelle que soit la partie qui entre dans la localité. Au final, nous sommes tous Libanais et nous ne sommes pas au-dessus des lois et de la justice", a ajouté Talal Arslane. "Résoudre des polémiques politiques par le recours aux forces de sécurité est inacceptable", a-t-il conclu.

Talal Arslane a également évoqué la question de la formation du gouvernement qui traîne depuis mai dernier.

"Persister dans l'adoption de plusieurs critères pour la formation du gouvernement bloque la mise sur pied du cabinet", a estimé l'émir druze. "Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, doit accélérer le processus de formation du gouvernement en adoptant un critère unifié, chose qui devait être faite dès le premier jour", a-t-il affirmé.

Il a dans ce contexte fait savoir qu'il restait attaché à l'accord conclu avec le chef de l'Etat, Michel Aoun, au sujet du troisième ministre druze du futur gouvernement. En vertu de cet accord, le troisième ministre ne ferait pas partie du Parti socialiste progressiste du rival de Talal Arslane, Walid Joumblatt, mais serait une personnalité qui obtiendrait l'aval de M. Joumblatt.

Concernant un gouvernement de 32 ministres, une proposition faite dernièrement par le chef du CPL afin de résoudre la crise, M. Arslane a simplement fait savoir qu'il s'agit d'"une mouture parmi d'autres proposées en ce moment". Jusque-là, la formule qui prévalait était un cabinet de 30 ministres.

Le ministre libanais sortant des Déplacés, Talal Arslane, a estimé vendredi que l'intervention des forces de l'ordre la semaine dernière dans le village de Jahiliyé afin d'interpeler l'ex-ministre druze Wi'am Wahhab était "inacceptable"."Ce qui s'est passé à Jahiliyé est une attaque contre le village et non une simple notification (en vue d'une interpellation), la localité et ses habitants étaient visés", a estimé l'émir druze, à l'issue d'un entretien avec le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil.La justice libanaise avait émis il y a quelques jours un mandat d'amener à l'encontre de Wi'am Wahhab en vertu duquel une unité du service des renseignements des FSI s'était rendue samedi au domicile de l'ex-ministre. Les forces de l'ordre voulaient l'interroger suite à une procédure judiciaire engagée contre...