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Économie

Assad approuve un budget de 8 milliards d’euros pour 2019

Syrie
OLJ
07/12/2018

Le président syrien Bachar el-Assad a approuvé hier un budget de 7,9 milliards d’euros (9 milliards de dollars) pour l’année 2019, dont près du tiers est consacré aux projets d’investissement, y compris dans les zones reconquises par le régime de Damas. La guerre, qui ravage la Syrie depuis près de huit ans, a entraîné des destructions estimées par l’ONU à près de 400 milliards de dollars. Le projet, approuvé par M. Assad, a été adopté lundi par le Parlement. Il prévoit un déficit de 1,9 milliard d’euros (2,2 milliards de dollars), selon le ministre des Finances, Mamoun Hamdan. Celui-ci est calculé selon le taux de change officiel, qui s’élève à 434 livres pour un dollar américain, selon la Banque centrale syrienne.

Selon l’agence officielle SANA, citant M. Hamdan, le budget devrait consacrer 2,2 milliards d’euros (2,5 milliards de dollars) aux dépenses dites d’investissement consacrées généralement à la réhabilitation des infrastructures ou leur modernisation. Ces dépenses devront augmenter de plus de 550 millions d’euros (626,1 millions de dollars) par rapport à 2018, a indiqué le ministre des Finances au quotidien syrien al-Watan, soit une hausse de 33 % sur un an. Environ 900 millions d’euros (1,02 milliard de dollars) de ces dépenses profiteront aux « régions libérées » par le régime syrien, selon ce ministre. Il s’agit notamment d’ex-fiefs rebelles ou jihadistes reconquis par les forces gouvernementales, qui ont enchaîné ces dernières années les victoires face aux insurgés, fortes du soutien indéfectible de la Russie.

Le budget de l’État consacre également 1,4 milliard d’euros (1,6 milliard de dollars) au secteur de l’énergie ravagé par le conflit. Les dégâts dans ce secteur ont été estimés au début du mois à 4 000 milliards de livres syriennes (9,2 milliards de dollars) par le ministre de l’Électricité, Zouheir Kharboutli. Le budget prévoit enfin un montant non spécifié pour financer la création de « 69 000 postes d’emplois dans le secteur public », selon SANA.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie, qui a fait plus de 360 000 morts, est devenue au fil des ans très complexe avec l’implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales sur un territoire très morcelé. En raison de cette guerre, l’économie syrienne a été marquée par une forte baisse de la production et des destructions massives au niveau des infrastructures, alors que les sanctions économiques internationales qui ont ciblé les secteurs bancaire et pétrolier ont largement fragilisé le pays.

Source : AFP

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