L’armée a arrêté mercredi environ 400 réfugiés syriens, la plupart en raison de titres de séjour périmés, lors d’une perquisition dans des camps dans la région de Ersal, dans la Békaa, a indiqué hier une source militaire à l’AFP. La troupe a indiqué dans un communiqué avoir arrêté « 33 personnes ayant fait l’objet de mandats d’arrêt, 56 personnes sans papiers d’identité et 300 autres pour des documents expirés ». Toutes les personnes arrêtées sont de nationalité syrienne, a précisé la source militaire à l’AFP. Celles faisant l’objet d’un mandat d’arrêt ont « commis des actes en violation avec la loi », a indiqué la source. Les personnes qui ne détenaient pas de titres de séjour encore valables ont été remises aux forces de sécurité. L’armée a déjà effectué par le passé des raids dans des camps de réfugiés, notamment ceux situés dans l’est du pays.
Certaines personnes arrêtées ont été relâchées hier selon le maire de Ersal, Bassel al-Houjeiri, qui a déploré la manière « injuste » dont la rafle s’est déroulée l’avant-veille. « Ils viennent pour arrêter quelques personnes recherchées et finissent par en détenir 400 », a-t-il dénoncé.
« Ils arrêtent un grand nombre (de réfugiés) pour déterminer lesquels sont recherchés parmi eux, alors qu’il serait beaucoup mieux d’arrêter directement les personnes recherchées (...) », a-t-il ajouté.
L’an dernier, l’armée avait arrêté des dizaines de Syriens dans la même région, dont quatre sont morts en détention, suscitant une vaste polémique dans le pays. Des images avait alors circulé sur les réseaux sociaux montrant des dizaines d’hommes torse nu couchés à même le sol sous un soleil brûlant, les mains liées. Les organisations de défense des droits de l’homme avaient réclamé l’ouverture d’une enquête, craignant des cas de torture.

