Photo d'archives ANI
Les six députés sunnites alliés au Hezbollah et qui réclament d'être représentés au sein du gouvernement du Premier ministre désigné Saad Hariri veulent désormais choisir eux-mêmes le portefeuille ministériel qui devrait, selon eux, leur être accordé, marquant ainsi une escalade dans leurs demandes.
"Nous revenons sur notre engagement à ne pas choisir le portefeuille du ministre qui devra nous représenter", a fait savoir le député de Tripoli Fayçal Karamé, lors d'une conférence de presse qu'il a tenu jeudi à son domicile tripolitain.
"Nous appelons pour la troisième fois Saad Hariri à nous accorder une audience, car nous ne voulons pas (...) que les choses restent dans un cadre politique", a ajouté M. Karamé. "Demander une audience est une sorte de concession", a-t-il estimé. Il a enfin appelé le chef de l'Etat, Michel Aoun, à "déployer tous ses efforts pour sauver le pays des jeux politiques qui risquent d'emporter le Liban".
Saad Hariri, qui n'a toujours pas réussi à former son équipe depuis mai dernier, refuse catégoriquement d'accéder à la demande de ces députés alliés au régime syrien du président Bachar el-Assad. Ce bras de fer s'intensifie ces derniers jours sur fond de polémique opposant M. Hariri et sa formation, le Courant du Futur, à des figures de l'alliance du 8 Mars, avec à leur tête l'ancien ministre druze Wi'am Wahhab.
Le Hezbollah, qui soutient ces six députés sunnites, avait affirmé que Saad Hariri "peut attendre indéfiniment" avant que le parti chiite ne change d'avis.

