Les véhicules des FSI occupent un bon tiers d'un terrain du Bois des Pins de Beyrouth en cours de réhabilitation, du côté le plus vaste, adjacent à la gendarmerie. Photo fournie par des habitants
Les Forces de sécurité intérieure (FSI) libanaises ont démenti jeudi tout empiétement sur une partie d’un lopin de terre controversé du Bois des Pins à Beyrouth, après un tollé dans les médias à ce sujet.
"Des informations ont été relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux, selon lesquelles les FSI sont accusées d'empiétement sur les terrains du Bois des Pins. (...) La direction de la circulation de la police de Beyrouth n'a fait que déplacer des blocs en béton qui séparaient le terrain en question de ses bâtiments, lesquels se trouvent sur le terrain de la gendarmerie, afin de pouvoir stationner des véhicules lourds (appartenant aux FSI) qui encombraient la voie publique", se défendent les FSI.
"Nous affirmons qu'il n'y a aucun empiétement sur le terrain mentionné et aucune intention ou plan pour exploiter ce terrain", ajoutent les FSI.
La mainmise du poste de gendarmerie de Tayouné sur une partie d’un lopin de terre du Bois des Pins a du mal à passer, autant auprès des habitants que du conseil municipal. Mercredi dernier, les FSI avaient placé une grue et délimité une frontière sur un lopin du Bois des Pins, le même qui avait fait scandale en septembre, quand un autre service de sécurité, la Sûreté générale, avait voulu y construire un bâtiment et l’avait déboisé à cette fin.
Le tollé provoqué par l’affaire avait poussé la SG à se rétracter et à décider, conjointement avec la municipalité (qui est propriétaire du terrain), de créer un jardin dédié aux éléments de la SG tombés en service. Or les FSI semblent vouloir installer un parking sur le terrain en cours de réhabilitation.


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