Le premier générateur privé a été confisqué mardi. Photo Mohammad Yassine
Pour la deuxième journée consécutive, les inspecteurs du ministère de l’Économie ont saisi le générateur privé d’un exploitant à Jisr el-Bacha (Sin el-Fil, Beyrouth), qui avait refusé d’installer des compteurs individuels chez ses clients, une obligation imposée par le ministère de l’Économie et du Commerce. C’est désormais la municipalité de Jisr el-Bacha-Sin el-Fil qui est chargée d’opérer le générateur, jusqu’à ce que son propriétaire se conforme aux directives du ministère et s’engage par écrit à installer des compteurs chez ses abonnés.
Un premier générateur privé avait été saisi la veille à Hadeth, dans la municipalité de Baabda, sur ordre de la justice. Ces deux premières confiscations marquent une nouvelle étape dans le bras de fer opposant le ministère de l’Économie aux propriétaires de générateurs privés sur l’installation de compteurs chez leurs clients, ce qui a pour objectif de les contraindre à facturer la consommation réelle de leurs abonnés au lieu des forfaits basés sur l’ampérage.
Cette mesure avait suscité une vague de protestations chez les propriétaires de générateurs privés, dont certains sont allés jusqu’à organiser une coupure d’électricité de deux heures le 6 novembre, poussant le ministère à les poursuivre en justice. Respectée dans la plupart des régions, cette initiative a provoqué la colère de nombreux habitants sans réussir à décourager les autorités.
Le monopole de la production d’électricité dans le pays est détenu par Électricité du Liban (EDL), à quelques exceptions près. Bien qu’illégaux, les propriétaires de générateurs se sont progressivement fondus dans le paysage libanais, face à l’incapacité de l’établissement public à assurer du courant à tous les Libanais 24 heures sur 24.


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