Photo d'archives Michel Sayegh
L'ancien président libanais Amine Gemayel a appelé mercredi à faire un mea culpa sur les circonstances qui ont mené la coalition anti-régime syrien du 14 Mars à l'implosion, à l'occasion de la 12e commémoration de l'assassinat de son fils, Pierre Gemayel.
"A cette occasion, nous voulons dire que nous n'avons d'autre choix que de résister pour l'indépendance et la souveraineté du Liban afin de raviver l'espoir", a affirmé l'ancien chef des Kataëb, lors d'une messe commémorative en hommage à Pierre Gemayel.
"Nous devons être conscients des erreurs passées et du péché que nous avons commis en dissolvant le Rassemblement de Cornet Chehwane et les forces du 14 Mars", a souligné M. Gemayel, en allusion à ces deux mouvements souverainistes libanais nés, l'un avant l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri en février 2005, et l'autre juste après.
La veille de la fête de l’Indépendance, le 21 novembre 2006, Pierre Gemayel, jeune député de 34 ans, devenu ministre de l’Industrie en juillet de la même année, et son garde du corps Samir Chartouni, ont été assassinés par balles par des inconnus, alors qu'ils circulaient en voiture à Jdeidé, dans la banlieue nord-est de Beyrouth. Un meurtre qui est intervenu dans le cadre d'une série d'assassinats de personnalités hostiles au régime syrien.

