Le Niger a annoncé la découverte d’un nouveau bassin de pétrole qui lui permettra de multiplier sa production. Sonia Rolley / AFP
Le Niger a confirmé jeudi soir la découverte par la société algérienne Sonatrach d’un nouveau bassin pétrolier à Kafra, à la frontière nigéro-algérienne, indique un communiqué du Conseil des ministres nigérien. Le Conseil des ministres a ainsi « approuvé » un avenant au Contrat de partage de production (CPP) signé en août 2015, qui permettra notamment une « estimation des réserves » et « de déterminer les quantités additionnelles à découvrir » pour « la mise en production des gisements de cette nouvelle zone », explique le texte du communiqué. Sonatrach, notamment fournisseur d’Électricité du Liban (EDL), avait décroché en 2005 un permis de prospection à Kafra qui a mué en CPP en 2015. En avril, le groupe public pétrolier algérien avait indiqué avoir fait une « découverte encourageante » de pétrole à Kafra, vaste de 23 737 km2, qui jouxte Tafassasset, un bloc côté algérien également exploité par Sonatrach.
La production pétrolière du Niger, pays pauvre, n’est actuellement que de 20 000 barils/jour. Afin de l’augmenter, Niamey a récemment signé un accord d’exploitation d’un second puits pétrolier avec la China National Petroleum Corporation (CNPC), dans l’Agadem (Sud-Est nigérien), où cette société extrait le pétrole depuis 2011. L’exploitation du nouveau puits démarrera au plus tard fin 2018 et permettra au Niger de produire 90 000 barils supplémentaires par jour. Le ministre avait également annoncé pour fin 2018 le début des travaux de construction d’un oléoduc pour évacuer vers le Cameroun, via le Tchad, son pétrole brut destiné à l’exportation.
Source : AFP

