Les dirigeants de la société Électricité de Zahlé (EDZ), qui a décroché en 1923 une concession pour produire et distribuer du courant, vont entamer jeudi des négociations avec Électricité du Liban (EDL) – l’établissement public qui détient le monopole de la production dans le pays depuis les années 1960.
Ces négociations s’inscrivent dans le sillage du vote lundi par le Parlement d’une loi qui va modifier le statut d’EDZ qui devrait être désormais liée au fournisseur par un contrat d’exploitation au lieu de la concession de service public actuelle qui expire à la fin de l’année. Cette proposition de loi présentée en cours de séance par le ministre de l’Énergie, César Abi Khalil, l’a emporté sur celle déposée par des députés de Zahlé et demandant une prolongation de la concession pour deux ans. Le dossier est d’autant plus épineux pour les deux parties qu’EDZ, qui avait dû renoncer dans les années 1960 à ses prérogatives de production au profit d’EDL, a recommencé à générer du courant en 2015 et à en distribuer pendant les coupures imposées par l’établissement public, qui ne peut pas assurer les besoins du pays. L’initiative d’EDZ – qui loue des unités de production mobiles – a été dénoncée par EDL et le ministère de l’Énergie. Les habitants de Zahlé l’ont en revanche accueillie positivement, la société s’étant de fait substituée aux propriétaires de générateurs pendant les coupures tout en continuant de distribuer le courant d’EDL. Le ministère de l’Énergie – qui s’est réuni hier avec la direction d’EDZ – assistera aux négociations entre les deux parties, qui devraient essentiellement porter sur le mode de tarification.


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