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Moyen Orient et Monde - Qatar

La crise du Golfe pourrait laisser des « traces durables »

L’émir du Qatar a demandé hier aux autres États du Golfe de respecter la « souveraineté » de son pays et a averti que même lorsque les crises politiques régionales passent, elles laissent des « traces durables ». Depuis 17 mois, un grave différend oppose le Qatar à l’Arabie saoudite et trois de ses alliés qui accusent le petit mais richissime émirat gazier de flirter avec des groupes islamistes, dont les Frères musulmans, et de se rapprocher de l’Iran. L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a jugé « vraiment regrettable » que cette crise ait révélé l’incapacité du Conseil de coopération du Golfe (CCG) « à réaliser ses objectifs et à répondre aux aspirations des peuples » de la région. Selon lui, cela a affaibli le CCG, dont le rôle régional et international a été « marginalisé » du fait de la tourmente diplomatique. Il a expressément demandé à ses rivaux régionaux de ne pas « s’ingérer » dans les affaires des autres pays. « La sécurité et la stabilité de nos États du Golfe et des États arabes ne seront pas assurées en cherchant à saper la souveraineté des États ou à s’ingérer dans leurs affaires intérieures », a-t-il déclaré lors d’un discours annuel devant le Conseil de la Choura, un organe consultatif. Après avoir appelé au dialogue, il a ajouté : « L’histoire nous apprend que les crises passent mais que leur mauvaise gestion laisse derrière elle des traces durables. » Par ailleurs, l’émir a admis que les préparatifs pour accueillir la Coupe du monde de football en 2022 au Qatar n’étaient « pas faciles » en raison de la situation politique régionale, mais que Doha avait fourni les « fonds nécessaires » aux organisateurs du tournoi.

Source : AFP

L’émir du Qatar a demandé hier aux autres États du Golfe de respecter la « souveraineté » de son pays et a averti que même lorsque les crises politiques régionales passent, elles laissent des « traces durables ». Depuis 17 mois, un grave différend oppose le Qatar à l’Arabie saoudite et trois de ses alliés qui accusent le petit mais richissime émirat gazier de flirter avec des groupes islamistes, dont les Frères musulmans, et de se rapprocher de l’Iran. L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a jugé « vraiment regrettable » que cette crise ait révélé l’incapacité du Conseil de coopération du Golfe (CCG) « à réaliser ses objectifs et à répondre aux aspirations des peuples » de la région. Selon lui, cela a affaibli le CCG, dont le rôle régional et...
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