Liban

Raï : Pour pouvoir parler d'union nationale, le futur cabinet doit inclure toutes les forces politiques

La patriarche maronite, Mgr Béchara Raï. Photo d'archives ANI

Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï a déclaré dimanche, à son retour d'un long voyage officiel au Canada, que le futur gouvernement libanais, attendu depuis plus de cinq mois "devra comprendre toutes les forces politiques" afin de pouvoir être réellement appelé "gouvernement d'union nationale". 

"Il est temps que nous ayons un gouvernement", a lancé le patriarche à l'intention des responsables, à son arrivée à l'aéroport de Beyrouth. "Rien ne justifie un tel retard dans la formation du cabinet, et nous ne pouvons pas continuer comme cela", a-t-il déclaré. Il a souligné que "le monde entier se demande si les Libanais s'intéressent à leur patrie ou pas". "Pour que nous puissions vraiment dire que le futur gouvernement est un gouvernement d'union nationale, il devra comprendre toutes les forces politiques et les représenter", a lancé le cardinal, soulignant que "l'union nationale n'est pas limitée aux blocs parlementaires qui ont gagné les élections". "51% des électeurs libanais n'ont pas participé aux élections, ce qui représente la moitié du peuple libanais", a souligné Mgr Raï. "Si nous parlons d'un gouvernement d'union nationale, cela signifie que toutes les forces politiques, qu'elles soient partisanes ou pas, doivent participer au développement de la nation", a-t-il ajouté. 

Répondant à une question sur une éventuelle rencontre, au siège du patriarcat maronite à Bkerké, entre les leaders des Forces libanaises, Samir Geagea, et des Marada, Sleiman Frangié, le dignitaire religieux a indiqué "avoir rencontré à Rome Sleiman Frangié, et il m'a assuré qu'une telle rencontre aura lieu à mon retour au Liban". 

L'optimisme est de nouveau de mise depuis samedi concernant la formation du futur gouvernement, le Premier ministre désigné Saad Hariri ayant promis la formation d'un cabinet d'union nationale "dans les jours qui viennent", assurant que l'ensemble des parties ont consenti à des "sacrifices"

La semaine dernière, après une période d'optimisme qui laissait présager la naissance imminente de l'équipe ministérielle, de nouveaux obstacles étaient apparus concernant notamment l'attribution du portefeuille de la Justice réclamé à la fois par les Forces libanaises et le président de la République Michel Aoun, et la revendication des députés sunnites non rattachés au Courant du Futur (dirigé par M. Hariri) d'être représentés dans le gouvernement. La formation du cabinet bute également sur l'attribution de portefeuilles à des ministres druzes, Walid Joumblatt refusant de céder un siège ministériel à son rival politique, l'émir Talal Arslane.


Le patriarche maronite Mgr Béchara Raï a déclaré dimanche, à son retour d'un long voyage officiel au Canada, que le futur gouvernement libanais, attendu depuis plus de cinq mois "devra comprendre toutes les forces politiques" afin de pouvoir être réellement appelé "gouvernement d'union nationale". 

"Il est temps que nous ayons un gouvernement", a lancé le patriarche à...