Le Liban pourrait se doter d’ici à quelques années d’un nouveau laboratoire central (l’ancien laboratoire est inactif depuis des années), grâce à un financement de l’Agence française de développement (AFD). Les nouveaux locaux du laboratoire seront situés à la Quarantaine, où se trouvent déjà l’hôpital gouvernemental et la pharmacie centrale. La reconstruction du laboratoire central est une initiative du ministre sortant de la Santé Ghassan Hasbani, qui explique à L’Orient-Le Jour que son ministère a effectué une étude globale dans ce sens. « Le financement de ce projet reste un défi, puisque l’État n’a pas le moyen de le faire », souligne-t-il, notant que l’AFD est intéressée par l’exécution du projet. D’ailleurs, une délégation de l’agence a été reçue mercredi par M. Hasbani. Accompagnée d’une équipe technique, elle doit effectuer un état des lieux pour l’édification du laboratoire.
Celui-ci aura deux missions principales. D’une part, il sera chargé d’effectuer les tests sur tous les médicaments fabriqués localement et ceux importés selon des critères unifiés. D’autre part, il sera une autorité de référence pour tous les tests relatifs à l’hygiène alimentaire. « Nous attendons le financement qui doit être approuvé en Conseil des ministres, explique M. Hasbani. Donc, il faut attendre la formation du nouveau cabinet. Si le projet est approuvé, les travaux de construction ne devraient pas prendre plus de deux ans. »
Bilal Abdallah, député PSP du Chouf, a salué cette initiative, estimant qu’« il s’agit d’un pas important pour superviser la qualité des médicaments et l’hygiène alimentaire ». « Cela constitue une garantie scientifique pour un rôle plus efficace et indépendant des services du ministère de la Santé », a-t-il précisé sur son compte Twitter.

