La Russie et l’Ouzbékistan ont annoncé hier un renforcement de leurs liens dans de nombreux domaines, à l’occasion d’une visite du président Vladimir Poutine dans ce pays d’Asie centrale, deux ans après la mort de son autoritaire dirigeant Islam Karimov. L’économie, les hydrocarbures, l’industrie textile, la culture, la santé, les sciences, l’éducation et les programmes spatiaux feront l’objet d’une coopération renforcée, ont décidé M. Poutine et son homologue ouzbek Chavkat Mirzioïev à l’issue de pourparlers à Tachkent.
M. Mirzioïev a engagé depuis son arrivée au pouvoir il y a deux ans d’importantes réformes économiques et politiques en donnant des signes d’assouplissement du régime. Il cherche notamment à attirer en Ouzbékistan les investissements et les touristes étrangers après des années d’isolement.
Un forum économique russo-ouzbek de deux jours, qui s’est tenu à Tachkent jeudi et hier, a été marqué par la signature d’accords bilatéraux pour un montant total de 27,1 milliards de dollars, selon le ministère de l’Économie ouzbek. Les deux présidents ont notamment lancé le coup d’envoi, via vidéoconférence, de la construction de la première centrale nucléaire d’Ouzbékistan confiée au groupe nucléaire russe Rosatom. Mais celui-ci et son partenaire ouzbek doivent encore procéder à l’examen de plusieurs terrains considérés comme « prioritaires » afin d’en choisir un pour le chantier. La centrale, qui doit fournir environ 20 % de l’électricité consommée dans le pays, a notamment pour objectif de permettre à l’Ouzbékistan d’utiliser moins de gaz et d’en augmenter les exportations.

