• Le Rassemblement de la République, au terme de sa réunion hebdomadaire présidée par l’ancien chef de l’État Michel Sleiman : « Celui qui bloque la formation du gouvernement assumera une responsabilité historique parce qu’il sera coupable du préjudice porté au pays, notamment aux plans économique et financier (…). L’unité nationale ne se mesure pas par un calcul arithmétique fondé sur le clientélisme. »
• Le Bloc parlementaire de la fidélité à la Résistance (Hezbollah), au terme de sa réunion hebdomadaire présidée par le député Mohammad Raad : « Indépendamment du délai fixé (par le Premier ministre désigné, Saad Hariri) pour la formation du gouvernement, c’est la structure du cabinet et son programme qui vont déterminer son orientation(…). Les Libanais attendent toujours une action sérieuse et responsable à même d’atténuer leurs difficultés socio-économiques, ainsi que la mise en place de politiques susceptibles de régler les crises qui s’exacerbent dans le pays, notamment la croissance du chômage, la corruption qui s’étend à presque toutes les administrations ou encore l’accroissement de la dette publique alors que la crise de l’électricité et des ordures a atteint un niveau insupportable. »
• Georges Adwan, député des Forces libanaises (Chouf), au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue au Parlement : « Il est certain que le Premier ministre désigné compte former son équipe, en dépit des obstacles sur lesquels il bute et des atteintes (…) à ces prérogatives, ces atteintes s’exprimant par les tentatives de lui imposer des critères précis pour structurer son cabinet et distribuer les portefeuilles ministériels (…). Le président fait part de sa conception du gouvernement, mais il appartient au Premier ministre désigné de décider de la distribution des portefeuilles. Lui et personne d’autre. Sinon, pourquoi est-il désigné pour former le cabinet ? Et comment pourra-t-il garantir le succès de son équipe ? La structure du gouvernement détermine son rendement et l’équilibre de cette structure déterminera la manière avec laquelle les autres traiteront avec lui (…). Nous continuerons de miser sur le chef de l’État pour que la nouvelle équipe ministérielle soit équilibrée. Les obstacles continuent d’être posés devant le PM désigné. Nous envisageons de prendre position à ce sujet dans les jours à venir. »
• Eddy Abillama, député FL (Metn), dans une interview à la radio : « Les pourparlers se poursuivent au sujet de la quote-part des Forces libanaises au sein du cabinet, mais ils se déroulent loin des feux de la rampe pour garantir leur succès parce qu’ils sont encore à leurs débuts (…). Nous espérons plus de sérieux cette fois. Nous espérons surtout qu’il n’y ait pas de nouveaux obstacles devant la mission du Premier ministre désigné. »
• Le député Bilal Abdallah, député du PSP, dans une interview à la radio : « Une partie de l’escalade au niveau des positions concernant la composition du nouveau gouvernement est motivée par une volonté d’améliorer les conditions de négociations (…). Il faut qu’une solution médiane satisfaisant toutes les parties puisse être trouvée pour que personne ne se sente ciblé ou vaincu. »
• Roger Azar, député du bloc du Liban fort (CPL), dans une interview à la radio : « L’adoption d’un même critère représente le seul moyen devant faciliter la naissance du gouvernement. Le CPL a déjà fait des concessions, mais ce qui est encore plus important que la formation du cabinet est le fait d’éviter que sa composition ne porte en elle les germes de blocages futurs et de chicaneries de nature à porter préjudice au mandat » du président Aoun.

