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Syrie/Idleb: le retrait des armes lourdes va durer "plusieurs jours", affirment les rebelles

AFP
07/10/2018
Le retrait des armes lourdes des rebelles de la future "zone démilitarisée" dans la province syrienne d'Idleb (nord-ouest) va durer "plusieurs jours", a estimé dimanche la principale coalition insurgée dans le secteur.

Le Front national de libération (FNL), soutenu par Ankara, a annoncé samedi avoir commencé à retirer ses armes lourdes de la future "zone démilitarisée" qui doit être établie à Idleb et dans sa périphérie, comme le préconise un accord russo-turc à l'origine de cette initiative.

Dévoilé le 17 septembre, le texte prévoit une zone-tampon de 15 à 20 km de large séparant les territoires insurgés d'Idleb et les régions adjacentes contrôlées par le régime de Damas. L'accord prévoit aussi le retrait des armes lourdes de cette zone avant le 10 octobre ainsi que le départ des jihadistes d'ici le 15 octobre.

"Nous avons commencé à retirer nos armes lourdes de la zone démilitarisée vers les bases arrières des factions", a indiqué à l'AFP le porte-parole du FNL, Naji Moustafa, dont la coalition regroupe des poids lourds de la rébellion, comme Ahrar al-Cham, Noureddine al-Zinki ou encore Faylaq al-Cham. "L'opération va durer plusieurs jours", a-t-il souligné, précisant que les armes allaient "rester aux mains des factions" dans les secteurs exclus de la "zone démilitarisée".

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a assuré à l'AFP que ces retraits ont commencé il y a une semaine, et qu'ils vont se poursuivre encore pendant plusieurs jours.

Les opérations se sont déroulées dans le sud et l'est de la province d'Idleb, notamment près de l'aéroport militaire d'Abou Douhour tenu par le régime et dans la région de Maaret al-Noomane, mais aussi dans des secteurs insurgés des provinces voisines d'Alep et de Hama, selon l'Observatoire.

Un porte-parole de Faylaq al-Cham, Seif al-Raad, avait évoqué samedi le retrait de "chars, lance-missiles et des canons d'obus". "En parallèle, il y a une consolidation des positions turques avec des troupes et de l'armement (...) afin de répliquer à toute violation (de l'accord) depuis les zones gouvernementales", a-t-il souligné.

La Turquie, qui a la charge selon l'accord de mener des patrouilles dans la future "zone démilitarisée", envoie depuis plusieurs semaines des troupes et des véhicules militaires vers ses postes d'observation à Idleb. Mais "les rebelles ne contrôlent qu'un tiers des territoires qui sont amenés à devenir la zone tampon", a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, rappelant que le véritable défi posé à l'accord russo-turc restait les jihadistes, qui dominent les 70% restant.

L'organisation Hayat Tahrir al-Cham (HTS), créée par l'ex-branche syrienne d'el-Qaëda et qui contrôle en grande partie Idleb, n'a toujours pas réagi à l'accord.

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