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Culture

En apnée dans le jukebox d’Interbellum

Musique

Ce sont les notes chaudes d’une guitare et la voix

tourmentée de Karl Mattar qui ouvrent « Dead Pets, Old Griefs ». Second

album d’Interbellum, il sort ce vendredi 5 sous le label

« Ruptured ». Retour sur les coulisses de l’album.

05/10/2018

Charlie Rayne et Interbellum. Derrière ces deux noms, une même personne : Karl Mattar. Jeune musicien, il fait son apparition sur la scène musicale libanaise en 2013 sous le pseudonyme de Charlie Rayne, avec lequel il sort un premier EP puis un LP. Et en 2015, le papillon sort de sa chrysalide pour devenir Interbellum.

La métamorphose est subtile, mais claire. L’univers musical de Karl Mattar shifte du folk au rock et à l’indie. Mais Interbellum, c’est surtout la collaboration : « J’écris des chansons et je les porte à mon producteur Fadi Tabbal qui m’aide à faire des arrangements. Puis je les enregistre dans son studio, avec parfois l’aide d’autres musiciens de Beyrouth. »

À la suite du premier album d’Interbellum, Now Try Coughing (2016), la préparation du second opus suit un cours « facile et quelque peu irritant… » d’environ deux années. « Après avoir écrit quelques chansons, j’ai réalisé que la plupart gravitaient autour des mêmes thèmes ». Cette écriture, qui se fond dans la rigueur et la spontanéité du musicien, est néanmoins exaspérante, ponctuée de blocages. Elle a été surmontée en équipe, avec Fadi Tabbal, qui est « une source d’inspiration incroyable ». Le résultat est une suite de dix chansons aux atmosphères singulières, évoquant à la fois l’enfance, l’amour, la nostalgie, en une mosaïque uniforme. « Il n’y a pas vraiment d’histoire. Mais il y a des thèmes récurrents, et toutes les chansons communiquent », explique Karl Mattar.

Vide

Ce deuxième album – auquel ont participé Marwan Tohme (basse, batterie et guitare), Julia Sabra (chant et synthé), Pascal Semerdjian (batterie) et Camille Cabbabe (guitare) – est l’ouverture d’une parenthèse légèrement différente dans le style d’Interbellum : d’une dynamique plus rock à celle d’une « lo-fi » plus prononcée.

Si les thèmes sont similaires, Karl Mattar explore leur envers plus nostalgique, et cela s’en ressent à l’instrumental. Pour l’auditeur, un leitmotiv qui rythme les chansons, marque les temps de silence, d’explosion : le synthétiseur. « J’ai suivi ce que les chansons demandaient, et nous avons naturellement gravité autour des synthétiseurs. » Car, pour Interbellum, « les chansons dictent l’approche », pas l’inverse. De quoi nourrir des univers originaux d’un album à l’autre.

La première soirée de lancement de l’album a eu lieu la semaine dernière au théâtre Zoukak. L’album sort officiellement aujourd’hui. Et Karl Mattar de conclure : « Pour l’instant, je me sens vide et j’ai l’impression que je n’écrirai plus jamais d’autres chansons »… en attendant le prochain album.



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