Le président de l’Association des banques du Liban (ABL) et président du comité exécutif de l’Union des banques arabes (UBA), Joseph Torbey, a inauguré hier la huitième édition de la rencontre annuelle des présidents des départements de conformité pour la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme au sein des banques et institutions financières arabes.
Joseph Torbey s’est notamment dit inquiet des effets négatifs potentiels que pourrait causer l’adoption de la technologie financière par les autorités de contrôle, chargées d’évaluer les risques de cybercriminalité, et les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.
En mai, la Commission d’enquête spéciale (CSI) a indiqué dans son rapport annuel avoir mené des investigations sur 514 cas parmi les 597 signalés en 2017, et levé le secret bancaire sur 48 comptes. Créée par la loi 318 de 2001 sur le blanchiment d’argent, la CSI a vu ses compétences élargies en 2015, pour inclure le financement des organisations terroristes, l’évasion fiscale, la corruption, l’abus de pouvoir ou encore l’escroquerie.

