La justice norvégienne a prolongé jeudi de deux semaines la détention provisoire d'un Russe soupçonné d'espionnage, une affaire qui a soulevé les protestations de Moscou. L'homme, identifié comme Mikhail Bochkarev dans les documents judiciaires, avait été arrêté le 21 septembre à l'aéroport d'Oslo, après avoir participé à un séminaire interparlementaire au Storting, le Parlement norvégien.
Saisis par des témoins qui jugeaient son comportement étrange, les services de renseignement norvégiens (PST) le soupçonnent d'avoir notamment collecté des informations sur le réseau informatique et/ou de données dans l'enceinte parlementaire.
La Russie a qualifié les accusations de "fausses" et "absurdes". Le 24 septembre, elle a convoqué l'ambassadeur norvégien pour faire part de ses protestations.
"J'ai participé et fait des enregistrements des interventions", s'est défendu Mikhail Bochkarev, cité jeudi par l'agence norvégienne NTB. "Je me suis comporté exactement comme je l'ai fait à des événements précédents", a ajouté le Russe qui a fait appel de la décision du tribunal d'Oslo.
Les services norvégiens pointent régulièrement du doigt la Russie pour des tentatives de piratage informatique et d'espionnage.
Cette affaire survient alors qu'un Norvégien a été arrêté en avril en Russie, également sur des soupçons d'espionnage. Frode Berg a admis avoir aidé les services norvégiens en faisant office de courrier à plusieurs reprises, tout en disant ignorer ce dont il retournait. Lundi, sa détention a été prolongée de deux mois dans l'attente de son procès.
En Norvège, certains observateurs voient l'arrestation de Mikhail Bochkarev comme une possible monnaie d'échange contre Frode Berg, une hypothèse que le PST refuse de commenter.


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