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Liban - Diplomatie

Aoun : Le Liban fera face à toute agression israélienne

Le président s’est entretenu avec la ministre autrichienne des AE, Karin Kneissl, une ancienne de l’USEK, qui a été aussi reçue à Aïn el-Tiné et à la Maison du Centre.

Karin Kneissl a dit avoir fait la connaissance de Michel Aoun en 1989, alors qu’elle poursuivait encore ses études à l’USEK.

Le chef de l’État, Michel Aoun, a assuré que le Liban « fera face à toute agression israélienne contre sa souveraineté », devant la ministre autrichienne pour l’Europe, les Affaires étrangères et l’Intégration, Karin Kneissl, qu’il a reçue hier à Baabda et avec qui il a abordé les deux questions des menaces israéliennes contre le Liban et du retour des déplacés syriens chez eux.

S’exprimant devant la ministre, M. Aoun a déclaré que « les allégations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon lesquelles des bases militaires et de lancement de roquettes (appartenant au Hezbollah) se trouvent dans le périmètre de l’aéroport sont toutes infondées, mais elles recèlent de nouvelles menaces israéliennes contre la souveraineté libanaise et notre aéroport international ».

Le président a appelé l’Autriche et la communauté internationale à « se montrer attentives aux plans d’Israël contre le Liban, surtout que Tel-Aviv poursuit des violations des résolutions internationales (du Conseil de sécurité) et notamment la 1701 ». Il a assuré que le Liban « fera face à toute agression israélienne contre sa sécurité ».

Pour ce qui est du dossier des réfugiés syriens, Michel Aoun a relevé une « ambiguïté internationale concernant la question du retour » et insisté sur le fait que Beyrouth souhaite que ce retour ne soit pas lié à une entente préalable sur une solution politique en Syrie, dans la mesure où celle-ci risque de tarder. Il a donné en exemple le conflit entre Israël et les Palestiniens pour montrer qu’un règlement politique en Syrie pourrait prendre des années. Le chef de l’État a sollicité un appui autrichien à la création d’une Académie de rencontre et de dialogue entre les hommes, dont il avait proposé la création dans son discours la semaine dernière devant l’Assemblée générale de l’ONU.

« Solutions progressives »

Mme Kneissl n’a pas commenté les remarques du président au sujet des menaces israéliennes, mais l’a assuré que son pays « se tient aux côtés du Liban qu’il considère comme un État modèle en raison de la résistance et des sacrifices de son peuple et soutient sa souveraineté, son indépendance et son intégrité territoriale ». Elle a aussi appelé au respect de la 1701 et à la consolidation des relations libano-autrichiennes. « Le Liban fait face à de nombreux défis qu’il est cependant capable de relever », a-t-elle poursuivi, en se félicitant de l’accueil et du traitement réservés par les Libanais aux réfugiés syriens. À ce sujet, la ministre autrichienne a appelé à « l’adoption de solutions progressives à la crise syrienne », susceptibles, selon elles, de mettre fin aux souffrances des populations déplacées et de limiter leur impact sur le Liban.

Mme Kneissl qui a plus tard affirmé à la presse avoir fait la connaissance du président Aoun en 1989, au moment où elle poursuivait ses études à l’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK), s’est rendue par la suite à Aïn el-Tiné, pour un entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry, puis à la Maison du Centre où elle a également eu avec le Premier ministre désigné, Saad Hariri, des discussions centrées sur les relations bilatérales, ainsi que sur les crises régionales.

Dans une déclaration à l’issue de la réunion, elle a indiqué avoir fait la connaissance de M. Hariri lors de ses études à l’université de Georgetown, à Washington. « Je suis venue régulièrement au Liban ces trente dernières années. Ce sont, d’une certaine façon, des retrouvailles », a-t-elle ajouté. Mme Kneissl a ensuite précisé avoir eu avec son hôte « un échange très franc sur la situation régionale, ainsi que sur les possibilités de transition qui pourraient se produire en Syrie et sur la situation des réfugiés ici au Liban et en Syrie ».

La ministre autrichienne doit visiter aujourd’hui le contingent de son pays au sein de la Finul.

Le chef de l’État, Michel Aoun, a assuré que le Liban « fera face à toute agression israélienne contre sa souveraineté », devant la ministre autrichienne pour l’Europe, les Affaires étrangères et l’Intégration, Karin Kneissl, qu’il a reçue hier à Baabda et avec qui il a abordé les deux questions des menaces israéliennes contre le Liban et du retour des déplacés syriens chez eux.S’exprimant devant la ministre, M. Aoun a déclaré que « les allégations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon lesquelles des bases militaires et de lancement de roquettes (appartenant au Hezbollah) se trouvent dans le périmètre de l’aéroport sont toutes infondées, mais elles recèlent de nouvelles menaces israéliennes contre la souveraineté libanaise et notre aéroport...
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