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Photographie

« Nous voulons aider à développer une culture visuelle dans le monde arabe »

Après une campagne de crowdfunding menée au cours de cet été, le Beirut Center of Photography inaugure son site internet*. L’occasion de revenir sur le devenir de cette plate-forme dynamique, avec Patrick Baz, l’un de ses fondateurs.

Capture d’écran du blog du Beirut Center of Photography.

Créé en 2016, le Beirut Center of Photography (BCP) avait planté ses pénates rue Gouraud, dans le quartier de Gemmayzé. Ses quatre fondateurs – Patrick Baz, Michel Zoghzoghi, Serge Akl et Said Francis – avaient fixé un objectif à la fois complexe et simple : une plate-forme prônant la démocratisation de la photographie professionnelle au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. À la clé, le BCP organise débats, ateliers avec photographes professionnels et sert de socle à la promotion de photographes de la région.

Quelle est la valeur ajoutée de ce site internet dans les projets entrepris par le BCP ?

Nous ne pouvons plus communiquer de nos jours sans un site internet. Le but est de partager en trois langues : arabe, anglais et français, et j’insiste sur le français, car c’est non seulement ma langue d’adoption et ma culture, mais aussi une langue que partagent le Liban et l’Afrique du Nord. Les deux chapitres phares de ce site sont le blog, où nous écrivons sur la photo et les photographes, et l’annuaire dans lequel nous allons répertorier par catégories tous les photographes professionnels de la région. Nous allons commencer par le Liban et le reste de la région suivra en 2019. C’est une première. Nous tenons à ce que ce site soit le site de référence dans la région MENA.

À travers votre initiative, quel rôle peut espérer jouer l’art photographique au Liban ?

Nous cherchons à promouvoir la photo. Qu’elle soit d’amateur ou professionnelle, cela n’a pas d’importance. Nous voulons aider à développer une culture visuelle dans le monde arabe. Grâce à son métissage culturel, le Liban est très riche en production photo. De plus, l’initiative de la Beirut Art Fair cette année (qui a présenté un grand focus sur la photo), ainsi que l’extraordinaire exposition de Joseph Koudelka à Dar el-Nimer, ont positionné le Liban comme une plate-forme incontournable.

Qu’est-ce qui justifie le choix des photographes dont vous présentez les travaux ? Un individu armé de son smartphone, par exemple, peut-il participer à la plate-forme BCP ?

Comme je vous l’ai dit, sur le blog, nous allons parler photo, d’amateur et/ou professionnelle ; mais dans l’annuaire, nous n’allons répertorier que des professionnels. Pour ce qui est du smartphone, l’outil n’a pas d’importance pour moi. J’appelle ça une smart caméra, avec téléphone en option. Je l’utilise pour faire des photos autant, sinon plus, que pour parler au téléphone.

* www.bcplebanon.org


Créé en 2016, le Beirut Center of Photography (BCP) avait planté ses pénates rue Gouraud, dans le quartier de Gemmayzé. Ses quatre fondateurs – Patrick Baz, Michel Zoghzoghi, Serge Akl et Said Francis – avaient fixé un objectif à la fois complexe et simple : une plate-forme prônant la démocratisation de la photographie professionnelle au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. À...

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