Le ministre libanais sortant de l'Economie, Raëd Khoury. Photo ANI
Le ministre libanais sortant de l'Economie, Raëd Khoury, a rappelé mardi aux propriétaires de générateurs d'électricité privés qu'ils étaient tenus d'appliquer sa décision d'installer des compteurs, dont le délai a expiré hier, les prévenant qu'ils "ne pourront pas y échapper".
"Les exploitants de générateurs sont tenus d'appliquer la décision du ministère et ne pourront pas y échapper", a lancé le ministre Khoury lors d'une interview sur la radio "Liban libre". Il a expliqué que des inspecteurs du ministère "effectueront des tournées des groupes électrogènes toutes les semaines" afin de repérer les éventuelles infractions.
L'installation de compteurs oblige les exploitants de groupes électrogènes privés à facturer aux clients leur consommation réelle d'électricité, au lieu d'un forfait mensuel. Le mois dernier, ces propriétaires avaient menacé de plonger les abonnés dans le noir en signe de protestation contre cette mesure.
Plus tôt dans la journée, M. Khoury a affirmé qu'il ne reviendrait pas sur sa décision d'obliger les propriétaires de générateurs d'électricité privés à installer des compteurs, appelant les inspecteurs chargés de vérifier la bonne mise en oeuvre de l'installation des compteurs, à "continuer ce qu'ils ont commencé". "L'Etat vous soutiendra dans votre mission", a-t-il insisté.
Lundi, à l'expiration du délai accordé aux exploitants de générateurs privés, le ministère avait déjà dressé 60 procès-verbaux pour non-application de la mesure imposée par le ministère de l'Economie, en coopération avec les ministères de l'Energie et de l'Intérieur.
Le ministre de l'Economie a également publié mardi une nouvelle décision relative à cette mesure, rappelant les procédures d'installation déjà établies précédemment. Il a notamment rappelé que les compteurs à installer doivent être conformes aux normes établies par l'Electricité du Liban (EDL) et que leur achat et installation se font aux frais des exploitants des groupes électrogènes. Le texte publié indique aussi que si un client achète lui-même le compteur, l'exploitant doit le rembourser en déduisant le prix d'une des factures mensuelles de consommation, sauf au cas où le prix du compteur dépasse les 35.000 livres libanaises.
Electricité du Liban (EDL), l’établissement public qui détient le monopole de la production d’électricité, assure moins des deux tiers des besoins du pays. Cette situation a pérennisé la présence des générateurs illégaux et obligé les Libanais à s’acquitter de deux factures pour avoir du courant toute la journée.


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