En visite pastorale au Canada depuis la semaine dernière, le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a une fois de plus appelé à la formation rapide du gouvernement, « quitte à ce qu’il soit accepté ou au contraire rejeté par telle ou telle partie politique ».
« Que le président de la République (Michel Aoun) et le chef du gouvernement (Saad Hariri) forment le cabinet, et alors l’agréera ou le refusera qui voudra », a martelé le patriarche Raï, lors d’une réception organisée par l’ambassadeur du Liban au Canada, Fadi Ziadé, en son honneur, au siège de l’ambassade, à Ottawa. Mgr Raï a estimé à cet égard qu’« il est temps d’en finir avec les consultations et d’annoncer enfin un nouveau gouvernement, parce que le pays va à son effondrement, se noyant jour après jour ».
« Ces propos ne sont pas les miens, mais ceux de la communauté internationale et de la Banque mondiale, qui sont probablement attachées au Liban plus que les responsables eux-mêmes », a-t-il précisé, lançant à l’adresse des membres de la diaspora qui participaient à l’événement qu’« il ne faut plus regarder davantage la formation d’un gouvernement dans un pays dont sont issus des gens comme vous, appréciés par tous, compétents, créatifs et généreux ».

