Pour la troisième fois, les juges d’instruction ont refusé la mise en liberté de Tariq Ramadan, se fondant notamment sur des SMS tout juste versés au dossier qui contredisent la version de l’intellectuel musulman, incarcéré depuis sept mois en France pour deux viols qu’il conteste.
Selon des sources concordantes, les trois juges d’instruction ont reçu lundi les résultats d’une expertise ordonnée en avril, sur les téléphones et le matériel informatique appartenant à Tariq Ramadan et à ces deux plaignantes. Les magistrats y ont découvert notamment 399 SMS échangés entre « Christelle », la plaignante, et Tariq Ramadan du 31 août au 15 décembre 2009. Ces messages, dont l’AFP a pris connaissance, contredisent la version encore défendue la semaine dernière par l’intellectuel, qui niait toute relation sexuelle avec ces deux femmes.

