La croissance économique aux États-Unis pourrait chuter de plus de 2 % la première année suivant une guerre commerciale tous azimuts déclenchée par Washington, prévient la Banque centrale européenne dans un article publié hier. Cette analyse rejoint celles du président de la BCE, Mario Draghi, et du patron de l’Organisation mondiale du commerce, Roberto Azevêdo, qui ont mis en garde contre la montée du protectionnisme, mais sans s’aventurer à chiffrer son impact. L’institution gardienne de l’euro a simulé l’effet induit par des droits de douane réciproques de 10 % que s’infligeraient les États-Unis et ses partenaires commerciaux sur l’ensemble des importations, un scénario beaucoup plus noir que celui suggéré à ce jour par Donald Trump. Les effets de mesures protectionnistes de cette nature affecteraient le commerce international tout comme la confiance des marchés financiers, conduisant à une hausse des coûts d’emprunt pour les États et une chute des marchés boursiers.
Économie - Libre-Échange
Les États-Unis pâtiraient d’une guerre commerciale généralisée, avertit la BCE
OLJ / le 27 septembre 2018 à 00h00


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