Désormais hors de danger, le militant du groupe contestataire russe Pussy Riot Piotr Verzilov a « très vraisemblablement » été victime d’un empoisonnement dont l’origine sera difficile à déterminer, ont indiqué hier ses médecins à Berlin où il est hospitalisé depuis dimanche. Les expertises médicales réalisées à Berlin et à Moscou suggèrent « très vraisemblablement un cas d’empoisonnement », a indiqué Kai-Uwe Eckardt, médecin au grand hôpital de la Charité à Berlin, lors d’une conférence de presse. La substance incriminée reste inconnue et l’hôpital a refusé de spéculer sur les circonstances de l’intoxication. « Nous ne pouvons bien évidemment rien dire sur la façon dont la substance est entrée dans son corps, ce n’est pas notre travail », a déclaré le président de l’hôpital Karl Max Einhäupl. Le jeune homme reste traité en soins intensifs. Il est conscient et peut s’exprimer. Son état « s’améliore de jour en jour », a-t-il ajouté.
Le militant de 30 ans, qui a également la nationalité canadienne, était arrivé dans un état qualifié de « grave » à Berlin à bord d’un avion médicalisé en provenance d’un hôpital de Moscou. Ses proches avaient dénoncé une tentative d’assassinat par empoisonnement pour le punir d’avoir envahi la pelouse le 15 juillet pendant la finale de la Coupe du monde de football en Russie.

