Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem. Photo d’archives
Le secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé que le Liban pouvait former un nouveau gouvernement loin des "interférences étrangères", alors que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, n'a toujours pas réussi à mettre en place son cabinet depuis mai dernier.
"Si nous nous mettons d'accord sur un gouvernement équilibré sur base de la proportionnelle, nous pourrons alors couper l'herbe sous les peids des puissances étrangères et arabes qui s'ingèrent dans les affaires du Liban", a estimé le leader chiite, lors d'un discours prononcé dans le cadre des commémorations de Achoura, rapporte dimanche la chaîne LBCI.
"N'ayez pas peur d'eux (les puissances étrangères et arabes, ndlr), ils font pression pour la formation d'un gouvernement dont ils peuvent tirer profit, mais si nous nous mettons d'accord pour former un gouvernement qui réponde aux attentes de la population, ils ne pourront que l'accepter", a ajouté Naïm Kassem.
"Nous pouvons former un gouvernement sans interférences étrangères, d'autant que les élections légilsatives ont donné des résultats importants en vertu de la proportionnelle", a conclu le numéro deux du Hezbollah.
Dimanche matin, le patriarche maronite, Béchar Raï, a imploré le président de la Répulbique, Michel Aoun, et le Premier ministre, Saad Hariri, de hâter la formation du gouvernement.
Fin mai, le président Aoun avait chargé Saad Hariri de former un nouveau gouvernement. Mais M. Hariri bute sur de nombreux obstacles, liés notamment aux revendications concernant le nombre de portefeuilles ministériels à attribuer aux différentes forces politiques.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine