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Moyen Orient et Monde - Ouragan Florence

L'ouragan Florence arrive, derniers appels à l’évacuation sur la côte est américaine

Les forces de l’ordre organisaient hier le départ des habitants de la côte est américaine. Andrew Caballero-Reynolds/AFP

Partir ou rester ? Les habitants de la côte est des États-Unis étaient partagés hier, malgré le redoublement des appels à l’évacuation avant l’arrivée de l’ouragan Florence aux effets potentiellement dévastateurs.

Environ 1,7 million de personnes ont été sommées de se mettre à l’abri loin du rivage de la Caroline du Sud, de la Caroline du Nord et de la Virginie. Ces trois États de la côte atlantique sont les plus menacés par le cyclone, classé en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, avec des vents atteignant 215 km/h. Les premières bourrasques violentes sont attendues aujourd’hui, le phénomène s’aggravant vendredi et samedi.

Situé encore plus au sud, l’État de Géorgie a déclaré à son tour l’état d’urgence hier, une mesure permettant de mobiliser l’aide fédérale.

« Le désastre est à notre porte et il s’apprête à entrer », a averti Roy Cooper, le gouverneur de la Caroline du Nord.

« Il est impératif que chacun suive les ordres d’évacuation locaux. Cet ouragan est terriblement dangereux », a averti M. Trump sur Twitter.

Certains, comme Kevin Miller, avaient toutefois choisi de défier les éléments. « J’ai fait Hugo », a dit cet électricien de 50 ans rencontré à une station-service de Charleston, ville touristique de Caroline du Sud, en faisant référence à l’ouragan qui avait ravagé l’État en 1989. « Il y aura un peu plus d’eau, mais on va s’en sortir, j’ai confiance, ajoutait-il. On a tout ce qu’il faut, nous sommes prêts. »

Incertitude

Wilmington, station balnéaire de Caroline du Nord comptant un peu plus de 100 000 habitants, se préparait à l’impact malgré le soleil qui brillait dans la matinée. Les rues étaient quasiment désertes, les commerces et les habitations étaient calfeutrés derrière des planches de bois, les supermarchés étaient vidés et les pompes à essence étaient à sec.

« Wilmington reste soudée », « Flo, tu n’es pas le bienvenu ici », pouvait-on lire sur la devanture du bar Tavern Law.

Florence progressait à une vitesse de 24 km/h, mais sa course avait légèrement dévié vers le sud-est, a indiqué le Centre national des ouragans (NHC) dans son bulletin de 11h00 (15h00 GMT).

L’incertitude sur la trajectoire de l’ouragan ajoute à la fébrilité des habitants. « Mon fils vit en Caroline du Nord et il pensait venir chez moi jusqu’à ce matin, et maintenant, il me demande si je veux aller chez lui », dit Barry Sparks, un habitant de Columbia en Caroline du Sud.

Florence va « être comme un direct de Mike Tyson sur la côte » des Carolines, a pour sa part assuré Jeff Byard, responsable de l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (FEMA).

Florence devrait porter avec lui des précipitations extrêmes pour un littoral aux plages de sable. En Caroline du Nord, on s’attend à entre 50 et 75 cm d’eau, et jusqu’à un mètre à certains endroits.

« Ces pluies pourraient provoquer des crues catastrophiques et des inondations importantes », a estimé le Centre national des ouragans, appelant la population à « accélérer les opérations » de protection des bâtiments face aux rafales attendues.

Une côte « très plate »

« La côte est très plate, la plupart du temps quand il pleut, il n’y a nulle part où aller », a prévenu le maire de Charleston, John Tecklenburg. « Les niveaux des rivières vont monter, la pluie pourrait être une tragédie pour la Caroline du Sud », a souligné l’élu. Charleston a annoncé la fermeture de son aéroport.

De nombreux centres d’accueil, pourvus en eau et en nourriture, ont également été mis en place dans les trois États.

Et pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, comme les personnes âgées ou malades, il restait la solidarité. « Aidez vos voisins, une vie ne peut être remplacée », a imploré Jeff Byard.

Source : AFP

Partir ou rester ? Les habitants de la côte est des États-Unis étaient partagés hier, malgré le redoublement des appels à l’évacuation avant l’arrivée de l’ouragan Florence aux effets potentiellement dévastateurs.Environ 1,7 million de personnes ont été sommées de se mettre à l’abri loin du rivage de la Caroline du Sud, de la Caroline du Nord et de la Virginie. Ces trois États de la côte atlantique sont les plus menacés par le cyclone, classé en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, avec des vents atteignant 215 km/h. Les premières bourrasques violentes sont attendues aujourd’hui, le phénomène s’aggravant vendredi et samedi.Situé encore plus au sud, l’État de Géorgie a déclaré à son tour l’état d’urgence hier, une mesure permettant de mobiliser l’aide fédérale....
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