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Berlin discute d'une éventuelle action militaire en Syrie

Reuters
10/09/2018

L'Allemagne est en discussion avec ses alliés sur une possible intervention militaire en Syrie si les forces pro-gouvernementales venaient à utiliser des armes chimiques dans la province d'Idleb, a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement.

Mais Steffen Seibert a souligné que cette éventualité était très hypothétique et Andrea Nahles, la présidente du Parti social-démocrate, membre de la Grande coalition au pouvoir à Berlin, a indiqué que son parti n'approuverait pas une telle intervention. "Nous sommes en discussion avec nos partenaires américains et européens sur ce sujet. Nous n'en sommes pas au point où une décision a été prise", a déclaré Steffen Seibert lors d'un point de presse.

Le quotidien Bild, dans son édition de lundi, rapporte que le ministère de la Défense étudie la possibilité de s'associer aux Etats-Unis, à la France et au Royaume-Uni et de participer à une éventuelle opération militaire de représailles.

En avril dernier, à la suite du bombardement chimique de Douma, dans la Ghouta orientale, imputé au régime de Damas, les forces américaines, françaises et britanniques ont bombardé des sites syriens.

La semaine passée, le chef d'état-major des forces armées françaises, le général François Lecointre, a déclaré que l'armée française était prête à frapper de nouveau en Syrie si l'arme chimique venait à être utilisée dans l'assaut que préparent les forces du régime de Bachar el-Assad et leurs alliés russes contre l'enclave rebelle d'Idleb.

"Le SPD n'acceptera pas, que ce soit au Parlement ou au gouvernement, la participation de l'Allemagne à la guerre en Syrie", a déclaré en réaction aux informations de Bild la présidente du SPD, Andrea Nahles. "Nous soutenons le ministre des Affaires étrangères (NDLR, Heiko Maas, membre du SPD) dans ses efforts visant à éviter une crise humanitaire via des discussions avec la Turquie et la Russie", a-t-elle ajouté.

D'après Bild, un haut responsable de la défense allemande s'est entretenu le mois dernier avec le nouvel attaché militaire de l'ambassade américaine.

Parmi les options évoquées, la participation d'avions allemands à des missions d'observation aérienne voire à des frappes pour la première fois depuis la guerre en ex-Yougoslavie dans les années 1990.

A la chancellerie, Steffen Seibert a précisé que dans tous les cas, le principe d'association du Parlement à toute décision serait respecté.

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