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Duterte annule l'amnistie d'un opposant et ordonne son arrestation

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a abrogé mardi la mesure d'amnistie concernant un sénateur de l'opposition, Antonio Trillanes, et a ordonné son arrestation.
Antonio Trillanes est l'opposant qui se fait le plus entendre contre Rodrigo Duterte, qu'il accuse de dissimuler sa richesse. Il soutient en outre les efforts en faveur de son inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) pour le meurtre de milliers de criminels et de trafiquants de drogue présumés.

Selon un décret reproduit dans le journal Manila Times (pro-Duterte), la mesure de clémence visant le sénateur a été annulée car il n'avait pas répondu aux exigences minimum, comme de reconnaître sa culpabilité.

En 2010, le président Benigno Aquino avait accordé une mesure de grâce à Trillanes pour son rôle dans une tentative de putsch en 2003 puis dans une mutinerie quatre ans plus tard, visant au renversement de la présidente d'alors, Gloria Arroyo, une alliée de Duterte.

Trillanes a jugé le décret de Duterte "stupide" et assuré qu'il ne prendrait pas la fuite et ne chercherait pas à résister à son arrestation. "C'est un cas manifeste de persécution politique", a-t-il déclaré à la presse. "M. Duterte est un dictateur. Il ne respecte pas les institutions. C'est pourquoi nous en sommes là: des gens ordinaires tués, des adversaires jetés en prison".

Le président philippin, Rodrigo Duterte, a abrogé mardi la mesure d'amnistie concernant un sénateur de l'opposition, Antonio Trillanes, et a ordonné son arrestation.Antonio Trillanes est l'opposant qui se fait le plus entendre contre Rodrigo Duterte, qu'il accuse de dissimuler sa richesse. Il soutient en outre les efforts en faveur de son inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) pour le meurtre de milliers de criminels et de trafiquants de drogue présumés.Selon un décret reproduit dans le journal Manila Times (pro-Duterte), la mesure de clémence visant le sénateur a été annulée car il n'avait pas répondu aux exigences minimum, comme de reconnaître sa culpabilité.
En 2010, le président Benigno Aquino avait accordé une mesure de grâce à Trillanes pour son rôle dans une tentative de putsch en 2003 puis dans...