Le Liban a perdu 26 places par rapport au dernier classement de l’ONU qui mesure le niveau de développement de l’administration électronique. Photo : P. H. B.
Le Liban a été classé 9e sur 19 pays de la zone MENA, ainsi que 99e sur 193 pays au niveau mondial dans le classement bisannuel des Nations unies publié cet été et qui mesure le niveau de développement de l’administration électronique (aussi appelé e-governement en anglais) dans le monde. L’expression se rapporte à l’utilisation des technologies de l’information et de la communication comme outils permettant de fournir des services publics de qualité par une administration donnée.
Les auteurs du rapport notent la capacité de chaque pays à fournir ces services entre 0 et 1. Avec un résultat de 0,553, le Liban a régressé de 26 places dans le monde par rapport à 2016. Mais son score reste supérieur à la moyenne mondiale de 0,549 point. Au niveau régional, le Liban a perdu une place et se classe ainsi derrière la Tunisie et la Jordanie, mais devant le Maroc et l’Égypte. Les pays du Golfe arrivent en tête dans la zone MENA, avec une moyenne de 0,7483. Au niveau mondial, c’est le Danemark qui détient le meilleur système d’e-government, tandis que la Somalie est dernière.
De manière générale, le nombre de pays fournissant des services en ligne via e-mail, SMS, applications mobiles et formulaires téléchargeables a augmenté par rapport à 2016. Par exemple, 176 pays proposent de l’information archivée contre 154 il y a deux ans, soulignent les Nations unies.
« Le rapport 2018 souligne une tendance globale positive vers des niveaux d’e-government plus élevés. Il examine l’impact des technologies numériques et des innovations sur le secteur public et la vie quotidienne des gens », souligne Liu Zhenmin, secrétaire générale adjoint pour les affaires économiques et sociales aux Nations unies, dans son introduction au rapport. « Comme le montrent des études de cas, exploiter l’e-government représente un potentiel de développement important pour les pays, pas seulement en améliorant les processus institutionnels et les flux de travail pour une plus grande efficacité des services publics, mais aussi en assurant l’inclusion, la participation et la responsabilisation pour que nul ne soit laissé pour compte », continue-t-il. Au Liban, les efforts de l’État pour mettre en place des services numériques ces dernières années restent encore limités et concernent surtout certains départements rattachés au ministère des Finances. Dans le privé, ce sont principalement les banques qui s’emploient à les développer.

