La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a souhaité jeudi que les Etats membres de l'UE endossent "plus de responsabilités" pour trouver une solution à la question épineuse des ports de débarquement des migrants secourus par la mission navale de l'UE Sophia.
"Même si c'est un problème difficile, je pense qu'il serait bon que les Etats membres prennent plus de responsabilités" pour résoudre la querelle sur les ports de débarquement, a déclaré Mme Mogherini à son arrivée à une réunion informelle des ministres européens de la Défense à Vienne.
La question des modalités de la poursuite de l'opération navale européenne Sophia est au programme des discussions de cette réunion.
L'opération Sophia, actuellement sous commandement italien, prévoit pour l'heure que tous les migrants secourus dans le cadre de cette mission soient débarqués dans un port italien mais le gouvernement populiste de Rome exige un partage de leur prise en charge avec d'autres Etats membres, menaçant de compromettre les opérations de sauvetage.
L'Italie avait indiqué fin juillet donner cinq semaines à ses partenaires européens, soit jusqu'à fin août, pour avancer sur la question des ports de débarquement.
Des pourparlers ont eu lieu ces dernières semaines, a ajouté la cheffe de la diplomatie de l'UE, mais "aucun consensus n'a pour l'heure été trouvé", a-t-elle reconnu.
"C'est une question que nous ne pouvons ignorer et je vais aujourd'hui demander aux Etats membres de donner des lignes directrices", a ajouté Mme Mogherini.
L'Italie a indiqué qu'elle comptait défendre lors de cette réunion l'idée d'une rotation des ports européens d'accueil des migrants secourus dans le cadre de la mission Sophia.
"Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser une opération européenne sans règles claires à appliquer", a insisté Federica Mogherini selon laquelle tous les Etats membres sont en revanche d'avis que l'opération Sophia, lancée en juin 2015 à la suite d'une série de naufrages meurtriers en Méditerranée, "doit continuer".


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