La Birmanie a rejeté hier le rapport des enquêteurs de l’ONU accusant son armée de « génocide » à l’encontre des musulmans rohingyas, défiant la communauté internationale au lendemain d’une réunion du Conseil de sécurité marquée par un vibrant plaidoyer de l’actrice Cate Blanchett. Plusieurs pays, dont les États-Unis, y ont soutenu l’idée de poursuites judiciaires internationales contre les responsables militaires birmans, après la publication lundi du rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le gouvernement birman, par la voix de son porte-parole Zaw Htay, a affirmé ne « pas avoir autorisé la MEF (mission d’établissement des faits de l’ONU) à entrer en Birmanie ». « C’est pourquoi nous n’acceptons aucune résolution du Conseil des droits de l’homme », a-t-il poursuivi. Le porte-parole a alors appelé à la création d’une « commission d’enquête indépendante » par la Birmanie pour répondre aux « fausses allégations des agences de l’ONU ». Selon les enquêteurs de l’ONU, les principaux généraux de Birmanie, y compris le chef de l’armée, Min Aung Hlaing, devraient faire l’objet de poursuites internationales pour « génocide » contre les Rohingyas.
Moyen Orient et Monde - Conflit
La Birmanie rejette le rapport de l’ONU accusant son armée de « génocide »
OLJ / le 30 août 2018 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine