Le président de l’Association des commerçants du Mont-Liban, Nassib Gemayel, a estimé hier dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information que l’activité commerciale avait enregistré une baisse de l’ordre « de 25 à 30 % » cette année et que le secteur, en difficulté depuis le début du conflit syrien en 2011, était au plus mal.
En plus d’un ralentissement de la croissance qui tourne à 2 % en moyenne depuis plusieurs années, les commerçants sont « à court de liquidités » et doivent composer avec la hausse des taux d’intérêt bancaires en livres comme en dollars, a déploré M. Gemayel. Le taux de référence en livres a augmenté de deux points environ dans le sillage de la crise de novembre 2017, à 10,70 %, celui sur le dollar est passé de 6,83 % en décembre à 7,55 % ce mois-ci.
Les associations de commerçants ont appelé à plusieurs reprises depuis les élections législatives de mai l’État à adopter des mesures fortes pour relancer l’activité économique. Le nouveau gouvernement n’a cependant toujours pas été formé, suite à des tensions politiques entre certains partis.
En août, une délégation menée par l’association des commerçants de Beyrouth a plaidé auprès de la Banque du Liban en faveur d’un assouplissement des procédures bancaires de recouvrement à l’encontre des commerçants en difficulté.


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