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Sport - Cyclisme

Kwiatkowski en rouge au Tour d’Espagne

Mohoric remporte le Tour d’Allemagne du renouveau.

Matej Mohoric, vainqueur hier du Tour d’Allemagne cycliste. Bernd Thissen/DPA/AFP

Le vétéran espagnol Alejandro Valverde (Movistar) a remporté hier la 2e étape du Tour d’Espagne cycliste, au sommet de Caminito del Rey (Andalousie), où il a devancé dans un sprint en côte le coureur polonais Michal Kwiatkowski (Sky), 2e et nouveau porteur du maillot rouge de leader au classement général de la Vuelta.

Valverde (38 ans) s’est montré le plus fort dans cette ascension finale classée en 3e catégorie, où il a rattrapé le cycliste belge Laurens De Plus (Quick-Step, 3e), parti au kilomètre, avant de déborder Kwiatkowski dans les derniers mètres. « J’ai bien calculé les distances, j’ai démarré aux 500 mètres pour pouvoir aller au bout et j’ai vu que Kwiatkowski me suivait, a raconté Valverde au micro de la chaîne espagnole TVE. Je l’ai laissé passer avant le dernier virage, avant de le doubler au sprint. » Cette victoire est une confirmation de la forme du Murcien, venu sur la Vuelta pour épauler son partenaire colombien Nairo Quintana, et surtout pour préparer les Mondiaux d’Innsbruck (Autriche) fin septembre, où il sera en quête de ce maillot arc-en-ciel qui manque à son riche palmarès. « Pour le moment, j’ai atteint un de mes objectifs, qui était de décrocher une victoire d’étape ici, et ensuite on prendra les choses au jour le jour. Nous avons très bien débuté cette Vuelta », s’est-il réjoui.

Le maillot rouge, lui, retrouve des épaules connues : déjà porteur une journée en 2016, Kwiatkowski endosse à nouveau la prestigieuse tunique, dont il a dépossédé le coureur australien Rohan Dennis (BMC), lâché à 20 kilomètres de l’arrivée sous la chaleur andalouse. Un autre Australien de BMC, Richie Porte, arrivé malade sur cette Vuelta, a également été rapidement décroché.

La chaleur andalouse fait des dégâts

Les fortes températures ont fait d’ailleurs beaucoup de dégâts parmi les favoris : si Quintana (Movistar) et le cycliste français Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) ont fini dans un premier groupe de cadors à trois secondes de Valverde, l’Italien Vincenzo Nibali (Bahrain-Merida) a cédé dans les dix derniers kilomètres sous l’impulsion des Sky de Kwiatkowski. Convalescent après sa fracture d’une vertèbre sur le Tour de France en juillet, le vainqueur de la Vuelta 2010, 2e l’an dernier, a confirmé qu’il ne jouerait sans doute aucun rôle au classement général en concédant plus de quatre minutes à l’arrivée. Et le Russe Ilnur Zakarin (Katusha), 3e de la Vuelta 2017, a abandonné plus d’une minute.

Samedi, lors de la 1re étape, un contre-la-montre individuel de 8 kilomètres à Malaga (Andalousie), Rohan Dennis était fidèle au rendez-vous : déjà premier maillot rouge l’an dernier, Dennis a remporté en favori cette étape du Tour d’Espagne. Le champion d’Australie de la spécialité, impressionnant de fluidité, a bouclé la distance en 9 minutes et 39 secondes, devançant Kwiatkowski, 2e à 6 secondes, et le cycliste belge Victor Campenaerts (Lotto-Soudal), 3e à 7 secondes. À titre individuel, c’est la première victoire d’étape de Dennis sur le Tour d’Espagne, ce qui lui permet d’entrer dans le cercle des coureurs ayant levé les bras sur les trois grands tours. Ce résultat n’est pas vraiment une surprise : spécialiste de ce genre d’effort, Dennis (28 ans) a déjà porté dans sa carrière le maillot jaune du Tour de France (en 2015) et le maillot rose du Tour d’Italie cette année.

Aujourd’hui, la 3e étape devrait offrir aux sprinteurs une première opportunité d’en découdre, sur 178,2 kilomètres entre Mijas et Alhaurin de la Torre, malgré un col de 1re catégorie placé en début d’étape.

Le vélo « n’est pas mort »outre-Rhin

Par ailleurs, hier également, le jeune coureur slovène Matej Mohoric (Bahrain-Merida) a remporté à Stuttgart le Tour d’Allemagne, qui marquait le grand retour d’une course à étapes dans ce pays qui a boudé le cyclisme depuis une décennie en raison des affaires de dopage. Le coureur de 23 ans devance au classement général deux Allemands : Nils Politt (à 6 secondes), vainqueur de la 4e et dernière étape à Stuttgart, et Maximilian Schachmann, à 12 secondes.

Au-delà du résultat, c’est l’ambiance et le succès populaire de l’épreuve qui ont retenu l’attention des passionnés allemands de cyclisme. « C’est incroyable le nombre de spectateurs, c’est grandiose. Le vélo n’est absolument pas mort en Allemagne », s’est félicité Schachmann, qui comme tous ses compatriotes du peloton souffre de la désaffection de son pays pour son sport.

La dernière édition du Tour d’Allemagne s’était courue en 2008, puis la course avait disparu faute de sponsors et de soutien des médias. Rachetée par ASO, l’organisateur du Tour de France, elle est donc repartie sur une base modeste de quatre étapes, mais son directeur Claude Rach estimait hier que l’essai avait été transformé. Il faut dire que les promoteurs ont été bien aidés par la venue de plusieurs cadors du peloton, dont le vainqueur du Tour de France Geraint Thomas, son dauphin Tom Dumoulin ou encore Romain Bardet, qui ont fait l’impasse sur la Vuelta et ont donné un éclairage médiatique à l’épreuve.

Source : AFP

Le vétéran espagnol Alejandro Valverde (Movistar) a remporté hier la 2e étape du Tour d’Espagne cycliste, au sommet de Caminito del Rey (Andalousie), où il a devancé dans un sprint en côte le coureur polonais Michal Kwiatkowski (Sky), 2e et nouveau porteur du maillot rouge de leader au classement général de la Vuelta.Valverde (38 ans) s’est montré le plus fort dans cette ascension finale classée en 3e catégorie, où il a rattrapé le cycliste belge Laurens De Plus (Quick-Step, 3e), parti au kilomètre, avant de déborder Kwiatkowski dans les derniers mètres. « J’ai bien calculé les distances, j’ai démarré aux 500 mètres pour pouvoir aller au bout et j’ai vu que Kwiatkowski me suivait, a raconté Valverde au micro de la chaîne espagnole TVE. Je l’ai laissé passer avant le dernier virage, avant de le...
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