Séance de rattrapage en haute altitude… Les déçus du Tour de France ont rendez-vous sur les routes escarpées du Tour d’Espagne, qui s’élance aujourd’hui de Malaga en offrant aux grimpeurs l’opportunité d’un rachat et d’une préparation idéale pour les Mondiaux montagneux d’Innsbruck (Autriche).
Après les sacres de l’équipe Sky sur le Giro (Tour d’Italie), en mai avec Chris Froome, puis la Grande Boucle, en juillet avec Geraint Thomas, la 73e édition de la Vuelta promet une course beaucoup moins cadenassée par l’imposante formation britannique, qui a laissé à la maison ses deux leaders. Une aubaine pour Nairo Quintana (Movistar), Vincenzo Nibali (Bahreïn-Merida), Fabio Aru (EAU), Richie Porte (BMC), Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) ou les frères Simon et Adam Yates (Mitchelton-Scott), qui ont tous des déboires à faire oublier sur les routes ibériques. Évidemment, plusieurs cadors prennent le départ avec une forme aléatoire (Nibali et Porte) ou avec, comme Alejandro Valverde, l’unique objectif de se roder en vue des championnats du monde d’Innsbruck, dont la course en ligne, promise aux grimpeurs, est prévue le 30 septembre. Nibali, qui se remet d’une fracture à une vertèbre subie sur le Tour de France, assure ainsi qu’il visera surtout les victoires d’étape. Il a désigné Quintana – sacré en 2016 – et Pinot parmi ses favoris, mais Pinot lui-même assure ambitionner en priorité une étape.
Pour la première fois depuis neuf ans, la Vuelta s’ouvre par un contre-la-montre individuel (8 km). Et comme à son habitude, la Vuelta n’a pas lésiné sur les arrivées en haute montagne (huit en tout), ce qui favorise les grimpeurs légers comme Miguel Angel Lopez (Astana) ou Dan Martin (EAU). Pour ramener le maillot rouge à Madrid, il faudra digérer l’imposant triptyque dans les montagnes de Cantabrie et des Asturies (13e, 14e et 15e étapes) puis un nouveau « chrono » individuel de 32,7 km à Torrelavega, et enfin deux dernières journées en Andorre, dont une effroyable étape-reine à la veille de l’arrivée à Madrid, avec six ascensions en 97,3 km.
De quoi effrayer les sprinteurs ? Pas vraiment, puisqu’on retrouve au départ le champion du monde Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), le champion d’Europe Matteo Trentin (Mitchelton-Scott), le champion d’Italie Elia Viviani (Quick-Step)... et l’ancien champion de France Nacer Bouhanni (Cofidis), qui vit une saison noire et doit à tout prix rebondir en Espagne.
Par ailleurs, les organisateurs de la course ont annoncé hier que le Tour d’Espagne 2019 (du 24 août au 15 septembre) s’élancera du parc naturel des lagunes salées de Torrevieja, dans la province d’Alicante où trois étapes sont prévues.
Source : AFP

