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Lettre à notre père

« Certains parmi vous disent : “La joie est plus grande que la tristesse”, et d’autres disent : “Non, c’est la tristesse qui est la plus grande.” Moi je vous dis qu’elles sont inséparables. »
Le Prophète, Gibran Khalil Gibran

Déjà un an que tu es parti, emporté par une maladie foudroyante que tu as combattue avec courage et dignité. Tu es parti le jour de l’Assomption, et nous aimons penser que la Sainte Vierge t’a accompagné dans tes derniers moments parmi nous. Sans doute Notre-Dame de Bisri, qui protège notre famille depuis plusieurs générations et que nous avons priée à ta mémoire il y a quelques jours, dans l’intimité des plus proches et l’authenticité de ton village que tu appréciais tant.
Toute ta vie, tu es resté optimiste, même dans les moments difficiles. Ton sourire a marqué aussi bien ceux que tu as croisés une fois que ceux qui ont fait un bout de chemin à tes côtés. Ce sont eux qui nous l’ont dit en venant saluer ta mémoire. Et ce sourire, nous voulons le garder présent malgré ton absence parmi nous, c’est ce que nous nous efforçons de raviver dans nos souvenirs depuis ce 15 août 2017. Y penser, le revoir, l’imaginer nous aide à supporter le manque. Tu n’aurais tellement pas voulu que nous soyons tristes pour toi, toi qui gardais perpétuellement foi en l’avenir !
Aujourd’hui, je ne te cache pas que nos vies ne sont plus pareilles. Nous réapprenons à vivre sans le guide que tu étais, éclairant nos choix de jeunes adultes avec ta sagesse ; sans ta générosité et ta bienveillance, que nous essayons d’appliquer au quotidien ; sans ta culture inestimable, qui nous a enrichis depuis notre enfance. Mais nous savons, papa, que là où tu es, tu veilles sur nous.
Pour nous réconforter, certains de nos amis, qui ont, eux aussi, connu la perte d’un parent trop jeune ou trop tôt, nous disaient que bientôt nous sentirons ta présence dans nos cœurs. Oui, c’est vrai. Tant que nous tâcherons de faire vivre les valeurs que tu nous as transmises, tu seras vivant en nous.

Joe, Ziad et Cathy GEBRAN

« Certains parmi vous disent : “La joie est plus grande que la tristesse”, et d’autres disent : “Non, c’est la tristesse qui est la plus grande.” Moi je vous dis qu’elles sont inséparables. » Le Prophète, Gibran Khalil GibranDéjà un an que tu es parti, emporté par une maladie foudroyante que tu as combattue avec courage et dignité. Tu es parti le jour de l’Assomption, et nous aimons penser que la Sainte Vierge t’a accompagné dans tes derniers moments parmi nous. Sans doute Notre-Dame de Bisri, qui protège notre famille depuis plusieurs générations et que nous avons priée à ta mémoire il y a quelques jours, dans l’intimité des plus proches et l’authenticité de ton village que tu appréciais tant. Toute ta vie, tu es resté optimiste, même dans les moments difficiles. Ton sourire...