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Liban - Baabda

Audi exprime sa « reconnaissance » envers Aoun

Le chef de l’État recevant le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République Michel Aoun a reçu hier le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, qui lui a exprimé sa « profonde reconnaissance pour son soutien à la délivrance d’une licence pour la création de l’Université Saint-Georges de Beyrouth », selon les termes du prélat. Le Conseil des ministres avait adopté en mai dernier le projet de décret autorisant l’archevêché grec-orthodoxe à construire l’université.
Ce projet était en suspens en raison d’un conflit qui avait duré plus d’un an entre le patriarche de l’Église orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Mgr Youhanna Yazigi, et le métropolite de Beyrouth.
 S’exprimant à l’issue de son entretien avec le chef de l’État, Mgr Audi a déclaré avoir évoqué d’autres sujets concernant la communauté grecque-orthodoxe. « Un nouveau cabinet est en passe d’être formé et nous souhaitons que les droits de la communauté orthodoxe y soient rétablis au niveau des postes administratifs qui lui ont été ôtés ou respectés au niveau des postes restés vacants ». « J’ai pu constater chez le président la bienveillance à laquelle il nous a habitués. Nous lui souhaitons de réussir dans sa gouvernance du pays (…) et prions (…) pour le redressement du Liban et l’amélioration de la situation des Libanais, surtout à l’ombre de la crise économique actuelle », a-t-il conclu.

Promesses pour le Akkar
Sur un autre plan, le chef de l’État a reçu une délégation du Akkar, formée par les élus locaux Assaad Dergham, Moustapha Sleiman, Wehbé Aticha, Hadi Hobeiche et Tarek Merhebi, ainsi que des présidents de fédérations de municipalités. Le président Aoun a tenu d’abord à saluer « la région du Akkar qui est une région chère à tous les Libanais, d’abord parce qu’elle est le réservoir de l’institution militaire (en termes d’effectifs, NDLR), ensuite parce que ses habitants ont fait beaucoup de sacrifices pour la souveraineté et l’indépendance du Liban, et pour son intégrité territoriale ». Le chef de l’État s’est ensuite engagé à « parrainer le développement » de cette région longtemps délaissée, « en vertu du développement équilibré des territoires », dont il a rappelé avoir fait la promesse dans son discours d’investiture.
Parmi les principales doléances du Akkar que la délégation a soumises au chef de l’État et que celui-ci s’est engagé à suivre : la réhabilitation et l’entretien de l’infrastructure des routes ; l’amélioration de l’état des établissements de santé, précisément l’hôpital gouvernemental, et les dispensaires situés dans les petits villages ainsi que l’ouverture de l’hôpital militaire ; l’activation de l’aéroport René Moawad à Qleyate (objet d’un engagement déjà formulé par le président) ; l’élaboration des décrets relatifs à la structure administrative du mohafazat du Akkar ; l’établissement de sièges de ministère et autres ; le développement du secteur agricole…

Adnane Addoum
Le chef de l’État s’est également penché sur le développement de Jbeil et du Kesrouan, avec le député Nehmat Frem, qui a précisé avoir également évoqué avec son interlocuteur le problème du gel des crédits à l’habitat et ses solutions possibles.
Par ailleurs, le nouvel ambassadeur du Liban près le Saint-Siège, l’ancien député Farid Élias el-Khazen, s’est rendu à Baabda avant d’entamer sa mission.
Parmi les autres visiteurs du palais présidentiel, l’ancien ministre de la Justice et procureur général, le juge Adnane Addoum.

Le président de la République Michel Aoun a reçu hier le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, qui lui a exprimé sa « profonde reconnaissance pour son soutien à la délivrance d’une licence pour la création de l’Université Saint-Georges de Beyrouth », selon les termes du prélat. Le Conseil des ministres avait adopté en mai dernier le projet de décret autorisant l’archevêché grec-orthodoxe à construire l’université. Ce projet était en suspens en raison d’un conflit qui avait duré plus d’un an entre le patriarche de l’Église orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Mgr Youhanna Yazigi, et le métropolite de Beyrouth. S’exprimant à l’issue de son entretien avec le chef de l’État, Mgr Audi a déclaré avoir évoqué d’autres sujets concernant la communauté...
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