Le Pakistan a défendu mercredi son partenariat économique avec la Chine, soupçonnée de lui avoir imposé des prêts aux termes désavantageux et opaques, à un moment où Islamabad pourrait aussi solliciter une aide du Fonds monétaire international (FMI).
"Nous avons pris note de récents articles mettant en cause la viabilité du Corridor économique sino-pakistanais (CPEC), affirmant que cela créerait une dette insupportable pour le Pakistan", a indiqué le gouvernement pakistanais dans un communiqué reçu mercredi.
"Ces articles sont souvent biaisés, déforment les faits (...) ou sont guidés par des arrière-pensées", dénonce le texte avant de détailler les atouts pour le Pakistan du CPEC, un vaste programme de 54 milliards d'investissements chinois dans des projets d'infrastructures, principalement dans l'énergie et le transport.
"C'est parce que les modalités de financement étaient avantageuses que le Pakistan a opté pour les investissements chinois dans le cadre du CPEC", insiste le gouvernement intérimaire actuellement aux manettes du pays en attendant le début de la nouvelle législature après les élections du 25 juillet. "La Chine s'est présentée pour aider au développement du Pakistan à un moment où les investissements étrangers s'étaient taris et où l'activité économique était plombée par la pénurie d'énergie et le manque d'infrastructures", souligne-t-il, évoquant un "projet gagnant-gagnant".
Les entreprises chinoises actives dans l'énergie ont "levé des fonds via des banques et des investisseurs chinois" et ne disposent d'aucun titre de créance sur le gouvernement pakistanais", peut-on lire dans ce communiqué. Les projets du CPEC sont financés "via un package composé de prêts à conditions préférentielles de gouvernement à gouvernement, ainsi que de subventions de la Chine", poursuit-il. En outre, le remboursement "ne démarrera pas dans un futur immédiat", précise-t-il.
Ces précisions sont données alors que le Pakistan, à court de liquidités, va devoir rapidement chercher un emprunt à l'étranger, selon les analystes, dont beaucoup évoquent la piste du FMI.
Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a récemment critiqué le fait qu'Islamabad pourrait chercher des fonds afin de rembourser ses dettes à la Chine, avec qui les Etats-Unis sont engagés dans une guerre commerciale.
Mardi, le probable futur ministre de l'Economie Asad Umar a annoncé que la décision sur un éventuel emprunt au FMI serait prise d'ici "fin septembre". "ll existe une perception générale qui veut que nous ayons contracté des emprunts très chers auprès de la Chine. Je ne pense pas que ce soit le cas. (...) Ils sont comme la plupart des prêts commerciaux", a-t-il ajouté, dénonçant le "manque de transparence" du précédent gouvernement sur le sujet.
La Chine est accusée de participer à l'endettement massif de plus petites économies, à qui elle accorde des prêts qu'elles sont incapables de rembourser. L'an passé, le Sri Lanka a dû céder un port en eaux profondes, construit par des entreprises chinoises, qu'il n'arrivait pas à rembourser, pour un bail de 99 ans.
"Nous avons pris note de récents articles mettant en cause la viabilité du Corridor économique sino-pakistanais (CPEC), affirmant que cela créerait une dette insupportable pour le Pakistan", a indiqué le gouvernement pakistanais dans un communiqué reçu mercredi.
"Ces articles sont souvent biaisés, déforment les faits (...) ou sont guidés par des arrière-pensées", dénonce le texte avant de détailler les atouts pour le Pakistan du CPEC, un vaste programme de 54 milliards d'investissements chinois dans des projets d'infrastructures, principalement dans l'énergie et...


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