La Géorgie a condamné hier l’« occupation » de son territoire par la Russie, à la veille du dixième anniversaire de la « guerre éclair » suivie de la reconnaissance par Moscou de deux territoires séparatistes géorgiens, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, une étape majeure de la dégradation des rapports Est-Ouest. « Il s’agit d’une guerre contre la Géorgie, d’une agression, d’une occupation et d’une violation flagrante du droit international », a martelé le président géorgien Guiorgui Margvelachvili lors d’une réunion avec ses ministres et des responsables venus de Lettonie, de Lituanie, de Pologne et d’Ukraine. « L’appétit de l’agresseur n’a fait que se creuser depuis l’invasion », a-t-il ajouté, dans une référence à la Russie voisine. Moscou et Tbilissi s’opposent de longue date sur les ambitions de la petite ex-république soviétique du Caucase de rejoindre l’UE et l’OTAN, une éventualité considérée par la Russie comme un empiétement dangereux dans sa zone d’influence.
Moyen Orient et Monde - Conflit
Dix ans après la guerre, la Géorgie dénonce l’« occupation » russe
OLJ / le 08 août 2018 à 00h00


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