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Dernières Infos - Liban

Électricité : la barge Esra Sultan quitte Jiyé pour Zouk

L’Esra Sultan, la troisième centrale flottante qui devait fournir un supplément de courant durant l’été, a quitté lundi la zone  de la centrale électrique de Jiyé, dans le caza du Chouf, pour celle de Zouk, dans le Kesrouan. Ce troisième navire-centrale est attendu mercredi à Zouk où il devrait assurer, promet-on, le courant électrique pour la région du Kesrouan, 22 heures par jour au moins.

Ce privilège consenti pour une région précise, sachant qu’aussi bien le Nord que le Sud souffrent d’un rationnement quasi endémique en courant électrique, a suscité des protestations tous azimuts. Samedi, des riverains avaient répondu favorablement à l'appel du mouvement Amal et avaient tenu un sit-in devant la centrale électrique de Zahrani, au Liban-Sud, pour protester contre le manque d'alimentation en électricité dans la région.

Dans un entretien accordé samedi à la chaîne locale LBCI, le ministre sortant de l'Energie, César Abi Khalil, avait indiqué que le nom de la barge, qui devait initialement être amarrée au Liban-Sud, avait été modifié de Aïcha Sultan, du nom de l'épouse favorite du prophète Mahomet, en Esra Sultan, "afin de ne pas heurter les sensibilités locales". Les réseaux sociaux se sont enflammés ce week-end contre ces propos qualifiés par certains de séditieux.

Aïcha est considérée par les sunnites comme la mère des croyants, mais c'est une figure plus controversée chez les chiites. Pour les musulmans, Esra est le nom du voyage nocturne du prophète Mahomet de La Mecque à Jérusalem avant de monter aux cieux.

Lors du dernier Conseil des ministres qui s’était tenu avant les législatives, le ministre de l’Énergie avait réussi à faire avaliser, à l’arraché et sous certaines conditions, le projet visant à faire venir cette troisième barge, fournie par Karpowership, filiale de l’opérateur turc Karadeniz. Ce troisième navire-centrale devait déployer plus de 200 mégawatts (MW) supplémentaires – soit deux heures de courant en plus – sur le réseau d’Électricité du Liban (EDL) jusqu’au 16 octobre maximum, pour combler une demande de consommation supplémentaire en été, sans frais additionnels, en dehors du carburant.

Son arrivée avait été négociée dans le cadre d’un accord plus large portant sur la prolongation pour trois ans supplémentaires de la location des deux navires mis en service en 2013 par le même opérateur : le Fatmagül Sultan à Zouk et l’Orhan Bey à Jiyé, pour un total de 370 MW. Le déploiement de ces barges était à l’origine une solution temporaire pour pallier le déficit de production d’EDL, mais qui a fini par s’inscrire dans la durée.

Le Liban souffre d'une crise chronique qui frappe le secteur de l’Électricité depuis la fin de la guerre civile en 1990. Les Libanais sur tout le territoire sont privés pendant plusieurs heures d'alimentation en courant et se retrouvent forcés de souscrire à des abonnements de générateurs privés.

L’Esra Sultan, la troisième centrale flottante qui devait fournir un supplément de courant durant l’été, a quitté lundi la zone  de la centrale électrique de Jiyé, dans le caza du Chouf, pour celle de Zouk, dans le Kesrouan. Ce troisième navire-centrale est attendu mercredi à Zouk où il devrait assurer, promet-on, le courant électrique pour la région du Kesrouan, 22 heures par jour au moins. Ce privilège consenti pour une région précise, sachant qu’aussi bien le Nord que le Sud souffrent d’un rationnement quasi endémique en courant électrique, a suscité des protestations tous azimuts. Samedi, des riverains avaient répondu favorablement à l'appel du mouvement Amal et avaient tenu un sit-in devant la centrale électrique de Zahrani, au Liban-Sud, pour protester contre le manque d'alimentation en...