X

Culture

Le metal symphonique et les ailes de Tarja Turunen

Festival de Byblos

« Les groupes de metal aujourd’hui n’ont pas peur de tenter de nouvelles choses et le public est sans doute beaucoup plus ouvert d’esprit. »

06/08/2018

Le Festival de Byblos accueille ce soir la chanteuse Tarja Turunen (prononcer : Tarya) pour sa toute première représentation au Liban. Un rendez-vous avec le public libanais que la soprano lyrique et musicienne originaire de la petite ville lacustre de Kitee, dans l’est de la Finlande, est impatiente de rencontrer. « Je suis très enthousiaste de pouvoir vivre ça (…). C’est un honneur de chanter pour vous », a-t-elle déclaré à L’Orient-Le Jour.

En plus de vingt ans de carrière, Tarja Turunen et sa voix de cantatrice ont laissé une empreinte indélébile dans l’histoire du metal, donnant du fil à retordre à certains détracteurs qui considèrent ce genre musical agressif et bruyant. Mais malgré une solide carrière solo dans un registre plus rock qui a commencé en 2005, beaucoup d’aficionados, au Liban comme ailleurs, associent toujours son nom à celui de son premier groupe, Nightwish, qu’elle a contribué à hisser au range de figure de proue du metal symphonique. Un attachement que la soprano, qui a enregistré cinq opus avec son ancienne formation, affirme « comprendre », tout en ne cachant pas son plaisir de pouvoir « composer et produire » elle-même ses albums. « Il y a une énorme différence entre être la chanteuse d’un groupe et être une artiste », lâche-t-elle, assurant ne jamais avoir voulu « revenir dans le passé ».



Nouvel album en 2019
 Fondée en 1996 par Toma Holopainen, ami d’enfance de la chanteuse, Nightwish a explosé hors des frontières finlandaises deux ans plus tard avec Oceanborn. Dès sa sortie, le deuxième album du groupe est encensé par la critique pour ses compositions innovantes, la qualité de sa production et son pari réussi d’associer un metal symphonique plutôt technique aux chants puissants et mélodieux entonnées par une Tarja poussée dans ses retranchements.
Des qualités sur lesquelles le groupe a ensuite capitalisé – avec quelques ajustements – pour rester ancré dans le paysage musical à une époque marquée par l’émergence de plusieurs formations s’inscrivant dans des créneaux voisins, à l’image de Within Temptation, ou d’After Forever, entre autres. « Quand j’ai commencé ma carrière dans le metal, il n’y avait pas beaucoup de dames qui s’étaient lancées dans ce registre. Elles sont ensuite devenues de plus en plus nombreuses (…). Les groupes de metal aujourd’hui n’ont pas peur de tenter de nouvelles choses et le public est sans doute beaucoup plus ouvert d’esprit. Ou du moins, c’est ce que je pense », se confie Tarja Turunen.

C’est en 2005 que l’aventure Nightwish prend fin pour la chanteuse, mise à la porte par les autres membres qui lui reprochent alors de ne plus assez s’investir pour le groupe. Un grief qui n’est peut-être pas dénué de tout fondement dans la mesure où la soprano enchaînait déjà les projets parallèles à l’époque. La séparation se fait toutefois dans une ambiance cordiale et permet à la Finlandaise de lancer sa carrière solo peut de temps après.

En environ douze ans, Tarja Turunen a enregistré plusieurs disques – studio et live – en variant les registres. Hormis quatre albums où l’influence de son ancien groupe est encore présente (dont le dernier, The Shadow Self, paru en 2016), la brune se distingue également dans deux recueils décalés de chants de Noël (Henkäys Ikuisuudesta en 2006 et From Spirits and Ghosts en 2017) et un opus purement classique (Ave Maria en 2015). En tournée jusqu’à la fin de l’année aussi bien avec son groupe que pour son projet de chansons de Noël, elle prépare également un nouvel album rock dont la sortie mondiale est programmée pour fin 2019.

« J’ai pu véritablement déployer mes ailes », se réjouit la chanteuse, dont les productions sont généralement appréciées par la critique et ont su trouver leur public au fil des albums. Son ancien groupe continue lui son bonhomme de chemin en compagnie de Floor Jansen, l’ancienne chanteuse d’After Forever.



Pour mémoire
Onslaught prend d’assaut le Saint-Georges

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué