Culture

Le Liban, destination de cœur des vétérans du metal en 2017

Musique

Plusieurs groupes du genre se sont succédé sur la scène beyrouthine, dont récemment Septicflesh.

06/12/2017

Le père Noël est passé plus tôt cette année pour la communauté metal du pays du Cèdre. Très attendu par de nombreux fans libanais, le groupe de death metal symphonique Septicflesh a envoûté les profondeurs de la salle de spectacle du Minus 5, à Mkallès dans le Grand Beyrouth, à l'occasion du premier concert de la formation grecque au Liban. Le death metal est un sous-genre extrême et technique du heavy metal qui a fait son apparition dans les années 80. Sa variante symphonique est apparue avec l'introduction progressive de fonds orchestraux dans des compositions de plus en plus descriptives.

L'événement, qui a rassemblé entre 350 et 400 personnes environ, était organisé par Groove Machine Entertainment, une société libanaise spécialisée dans l'événementiel – et avec notamment le support de la société de production Bach Entertainment. La première partie, de haute volée, était 100 % locale avec les énervés de Deathlam (black metal), Innerguilt (thrash/death) et Verdict (death). Devant un public acquis à leur cause, les Hellènes ont ensuite entonné leurs symphonies lugubres avec des morceaux essentiellement tirés de leur dernier album, Codex Omega, lancé en septembre dernier. Un dixième opus qui vient un peu plus enrichir la carrière du groupe qui a vu le jour à Athènes en 1990 et pour lequel la bande du guitariste Christos « Chris » Antoniou a entamé une tournée mondiale, avec deux dates au Moyen-Orient – Dubaï, le 1er décembre, et Beyrouth.

 

Groupes vétérans
« Nous avons toujours rêvé de nous produire au Moyen-Orient. Pour être honnêtes, nous avons reçu des offres par le passé mais à chaque fois nous avons été refroidis par les aléas sécuritaires. Cette année, nous nous sommes décidés après avoir vu que la situation était stable », explique Christos Antoniou Chris à L'Orient-Le Jour. Le guitariste est cofondateur du groupe avec Spiros « Seth » Antoniou (chants et basse), Soritis Vayenas (chants, guitares et claviers). La formation compte également Kerim « Krimh » Lechner à la batterie, comme membre permanent.

Septicflesh n'est pas le premier groupe vétéran du metal à être venu à la rencontre de ses fans libanais en 2017. En septembre, la formation britannique d'Onslaught, précurseur du thrash metal fondé en 1982, avait embrasé la terrasse de l'hôtel Saint-Georges, à Aïn el-Mraisseh, pour sa première performance au pays du Cèdre. En octobre, ce fut au tour des Suédois de Grave, fondé en 1986, de venir déverser leur colère musicale dans les locaux du Minus 5 pour leur première libanaise. Des précédents qui ne sont pas totalement étrangers à la décision de Septicflesh. « Nous savions que nous avions des fans au Liban. Mais, bien sûr, le fait que plusieurs groupes s'y soient récemment produits avec succès nous a encouragés à franchir le pas. Aujourd'hui, nous sommes très heureux d'avoir pu jouer devant nos fans libanais », confirme Christos Antoniou. Il ajoute enfin qu'il n'y a aucune « volonté politique » derrière le passage de Septicflesh, où le metal, notamment ses dérivés les plus extrêmes, ne sont pas toujours bien perçus par une partie de la population. « Nous pensons que la musique unit les gens et nous allons partout où notre public nous demande », affirme-t-il.

Les responsables de Groove Machine Entertainment saluent, quant à eux, le « succès » de l'événement et préparent déjà l'avenir. « Nous sommes actuellement en train d'étudier la possibilité d'organiser un festival metal au Liban en 2018 », a ainsi révélé Elia Mssawir, cofondateur de la société, sans plus de détails.

 

Pour mémoire

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