Des chauffeurs de bus bloquant une route à Aley, dans le cadre d’un mouvement de grève du secteur des transports terrestres hier. Photo ANI
Les chauffeurs de taxi, de camions et bus privés ont observé hier une grève pour faire pression sur les membres du gouvernement sortant, qui n’ont pas inscrit à l’ordre du jour des précédents Conseils des ministres le « plan national de gestion des transports publics », malgré un accord de principe sur ce plan, en février dernier, entre les deux parties.
Dans le Grand Beyrouth, trois grandes opérations escargot ont été menées en matinée avant de converger vers le ministère de l’Intérieur et des Municipalités, où les principaux leaders syndicaux ont brièvement pris la parole pour rappeler leurs revendications. « Le retard devient insupportable. Les responsables doivent tenir leurs promesses », s’est insurgé Bassam Tleiss, le président de la Fédération des syndicats des transports. Il a annoncé qu’une nouvelle grève aurait lieu mercredi prochain et menacé d’une « escalade ».
Marwan Fayad, président du syndicat des chauffeurs de taxi, a lui aussi appelé les responsables à « œuvrer pour trouver une solution au transport vu l’importance de son rôle au niveau économique ». Le président du syndicat des camions-citernes, Ibrahim Sarini, a affirmé quant à lui que cette grève visait « à mettre en garde les responsables contre toute négligence du secteur ». Ce plan prévoit notamment l’élargissement des routes et l’aménagement de lignes de chemin de fer, mais aussi un volet portant sur l’inspection mécanique, les plaques d’immatriculation et leur mode de fabrication. Les opérations escargot ont entravé la circulation dans les différentes régions libanaises. Un premier convoi est parti du rond-point de Dora avant d’emprunter la route de la Quarantaine, Bourj Hammoud, Saïfi et la rue de la Banque du Liban, provoquant un important embouteillage au niveau de la gare routière Charles Hélou (de Bourj Hammoud à Saïfi). Un deuxième est parti de l’ambassade du Koweït vers le rond-point de l’ancienne usine de Coca-Cola, avant d’emprunter le boulevard de la corniche Mazraa, en passant par Mar Élias et Zarif. Enfin, le troisième convoi a entamé son parcours au niveau de l’église Mar Mikhaël, avant de passer par le rond-point de Tayyouné et Barbir.
D’autres opérations ont été menées au Mont-Liban (du rond-point de Aley jusqu’à Ouzaï) ; dans la Békaa : l’autoroute Zahlé-Karak seulement, étant donné que le passage à Baalbeck a été annulé en raison des tensions sécuritaires provoquées par l’opération menée lundi contre un baron de la drogue et qui avait fait huit morts ;
au Liban-Sud (de l’entrée nord de Saïda jusqu’à Tyr) et au Liban-Nord (de l’entrée sud de Tripoli jusqu’au Akkar). Au cours de cette dernière opération, un camion a percuté quatre voitures se trouvant sur les lieux avant de s’enfuir.
La Fédération des syndicats des transports se réunit aujourd’hui au siège de la Confédération générale des travailleurs (CGT) pour discuter des prochaines actions à prendre.


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08 h 42, le 26 juillet 2018