La Corée du Sud envisage de retirer des militaires de la zone frontalière avec le Nord, un geste visant à renforcer la confiance dans le cadre de la détente sur la péninsule, a annoncé mardi le ministère sud-coréen de la Défense.
Le ministère a précisé dans un rapport au Parlement qu'il retirerait certains soldats et des équipements de postes de garde à l'intérieur de la Zone démilitarisée (DMZ) dans le cadre d'un essai. La mesure pourrait ensuite être graduellement étendue.
Les deux Corées sont encore techniquement en guerre, le conflit de 1950-1953 s'étant arrêté sur un armistice et non sur un accord de paix. Zone tampon entre les deux camps, la mal nommée DMZ est en fait très fortement militarisée.
Lors de leur sommet historique fin avril, le leader nord-coréen Kim Jong Un et le président sud-coréen Moon Jae-in avaient décidé de se garder de tout acte hostile et de faire de leur frontière une "zone de paix".
Parallèlement, le Nord et les Etats-Unis envisagent un programme commun pour exhumer les dépouilles des soldats demeurés dans la DMZ.
La DMZ, d'une largeur moyenne de quatre kilomètres, coupe la péninsule en deux et inclut la Zone de sécurité commune (JSA) de Panmunjom, où s'est tenu le sommet en avril.
Le ministère a précisé que Séoul examinait également des plans pour réduire la présence humaine et la quantité d'armes dans la JSA "dans l'esprit de l'accord d'armistice".
La détente sur la péninsule est apparue au début de l'année après l'annonce de la décision par Pyongyang de participer aux jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang.
En juin, Kim Jong Un a participé à un sommet historique à Singapour avec le président américain Donald Trump au cours duquel il a réaffirmé son engagement à oeuvrer en faveur de "la dénucléarisation de la péninsule coréenne".


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