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Moyen Orient et Monde

Alexandre Benalla, un garçon posé qui devient parfois « Rambo »

Alexandre Benalla, 26 ans, mis en examen dimanche pour des violences contre un manifestant, a connu à l’ombre des politiques une ascension rapide, mais émaillée d’incidents. Membre des jeunes socialistes issu d’un quartier populaire d’Évreux, Alexandre Benalla intègre en 2010 le service d’ordre du PS après avoir été portier d’un bar à Rouen. « C’était quelqu’un de calme et posé », se souvient Éric Plumer, chef du service d’ordre du PS en 2010 et son premier employeur en politique, qui dit avoir « formé » M. Benalla et n’avoir « rien à lui reprocher ». Alexandre Benalla est affecté à la sécurité de Martine Aubry lors des primaires du parti en 2011 avant de faire partie du service d’ordre de François Hollande pendant la campagne de 2012. L’entourage de l’ancienne première secrétaire du PS évoque un homme « plutôt discret ». M. Benalla travaille ensuite pour Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif : « Je m’en suis séparé au bout d’une semaine après une faute professionnelle d’une première gravité : il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite », a-t-il raconté au Monde puis à l’AFP. Il intègre plus tard l’équipe de sécurité d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Il devient son « épaule », son plus proche garde du corps. Plusieurs journalistes se sont plaints de son comportement « musclé » et au siège de campagne En marche, on le surnomme « Rambo ». Les Jeunes Communistes de Bobigny et Drancy ont affirmé dans un communiqué qu’un de leurs camarades « a été frappé après avoir été traîné à l’écart » par M. Benalla en marge d’un rassemblement à Bobigny, en 2016. Dans des mails issus des Macron Leaks, Alexandre Benalla a aussi été rappelé à l’ordre en mars 2017 par Cédric O, trésorier, alors qu’il souhaitait passer « commande d’armes pour le mouvement » (pistolets « gomme cogne », boucliers antiémeute, etc). M. Benalla s’était vu refuser une autorisation de port d’arme pendant la campagne par le cabinet du ministère de l’Intérieur. Il l’a obtenue ensuite via la préfecture de police de Paris. Celui dont le mariage devait être célébré le week-end dernier est lieutenant-colonel de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, un grade élevé qui n’est presque jamais atteint avant 40 ans, mais « conféré au titre de son niveau d’expertise », a justifié la gendarmerie. « Il n’a pas été employé depuis 2015 », a-t-elle précisé. Et « en 2017, il a été radié à sa demande de la réserve opérationnelle et a été intégré comme spécialiste expert pour apporter un éclairage sur la fonction protection ». Après la victoire d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla est « chargé de mission » en matière de sécurité, en tant qu’adjoint au chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch. Il est perçu comme un des très proches garants de la sécurité du président, qu’il accompagne souvent lors de divers déplacements, officiels ou privés.
Source : AFP

Alexandre Benalla, 26 ans, mis en examen dimanche pour des violences contre un manifestant, a connu à l’ombre des politiques une ascension rapide, mais émaillée d’incidents. Membre des jeunes socialistes issu d’un quartier populaire d’Évreux, Alexandre Benalla intègre en 2010 le service d’ordre du PS après avoir été portier d’un bar à Rouen. « C’était quelqu’un de calme et posé », se souvient Éric Plumer, chef du service d’ordre du PS en 2010 et son premier employeur en politique, qui dit avoir « formé » M. Benalla et n’avoir « rien à lui reprocher ». Alexandre Benalla est affecté à la sécurité de Martine Aubry lors des primaires du parti en 2011 avant de faire partie du service d’ordre de François Hollande pendant la campagne de 2012. L’entourage de...
commentaires (1)

""...un garçon posé qui devient parfois « Rambo »..."" ça arrive, l'exaltation de la jeunesse et la volonté coûte que coûte de faire ses preuves. Que d’erreurs de jeunesse…

Charles Fayad

01 h 53, le 24 juillet 2018

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Commentaires (1)

  • ""...un garçon posé qui devient parfois « Rambo »..."" ça arrive, l'exaltation de la jeunesse et la volonté coûte que coûte de faire ses preuves. Que d’erreurs de jeunesse…

    Charles Fayad

    01 h 53, le 24 juillet 2018

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