La police britannique pense avoir identifié les suspects de l’empoisonnement au Novitchok de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, et qu’il s’agit de « Russes », une avancée majeure dans cette enquête, a rapporté hier l’agence Press Association. « Les enquêteurs pensent qu’ils ont identifié les suspects de l’attaque au Novitchok via des (caméras de surveillance) », dont ils ont comparé les images avec « les dossiers des personnes qui sont entrées dans le pays à cette époque », a déclaré une source proche du dossier, citée par l’agence de presse britannique. « Ils (les enquêteurs) sont sûrs qu’ils (les suspects) sont russes », a ajouté la source.
Selon la chaîne de télévision américaine CNN, qui cite également une source proche de l’enquête, la police a identifié « deux suspects ». Les Britanniques ont « intercepté à Chypre un message russe codé à destination de Moscou juste après l’empoisonnement, disant que le couple avait quitté le Royaume-Uni », a affirmé cette source. Interrogé, Scotland Yard s’est refusé à tout commentaire, de même que Downing Street. « Nous voyons beaucoup de versions différentes dans les journaux qui n’ont pas été confirmées », a réagi sur la BBC l’ambassadeur de Russie au Royaume-Uni, Alexandre Iakovenko, soulignant l’absence de « déclaration officielle ».
L’empoisonnement de l’ex-agent double russe et de sa fille, début mars à Salisbury (au sud-ouest de l’Angleterre), au moyen du Novitchok, un puissant agent innervant issu d’un programme chimique soviétique, a été attribué par Londres à Moscou, qui nie toute implication. L’affaire avait déclenché une crise diplomatique entre le Kremlin et les Occidentaux et une vague d’expulsions croisées de diplomates. Hospitalisés dans un état critique, Ioulia et Sergueï Skripal avaient pu sortir de l’hôpital après plusieurs semaines de soins.
L’affaire a rebondi ces dernières semaines après l’empoisonnement d’un couple de Britanniques à Amesbury, non loin de Salisbury. Ces deux personnes ont elles aussi été victimes du Novitchok, contenu dans une petite bouteille, et les enquêteurs tentent de déterminer si le poison provient du même lot que celui qui a contaminé les Skripal. Charlie Rowley (45 ans) est toujours hospitalisé, dans un état « grave mais stable ». Sa compagne, Dawn Sturgess (44 ans), mère de trois enfants, n’a pas survécu à l’empoisonnement.
Source : AFP
Moyen Orient et Monde - Affaire Skripal
La police britannique aurait identifié les empoisonneurs
OLJ / le 20 juillet 2018 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine